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  • : Dominique de Villepin possède des qualités de coeur qui pourrait faire de lui le principal rival de Sarkozy mais aussi un président hors pair. Balayons les clivages droite-gauche et intéressons nous au personnage. La France mérite un homme à sa mesure. Do
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Unissons nous

Nous, les "déçus de la gauche" avons décidé de nous rassembler... nous, de plus en plus nombreux à être exaspérés par les calculs électoraux, par les discours creux et les promesses vaines... nous, d'une tendance nouvelle pour "Mieux Vivre tous Ensemble"... et nous pensons qu'un seul homme peut tenir ce pari : DOMINIQUE DE VILLEPIN

Réfléchissons deux secondes... la gauche désunie ne passera pas, nous en sommes certains. Cela laisse la voie ouverte à Nicolas Sarkozy avec sa politique répressive qui stigmatise les plus vulnérables. Qui de gauche peut le contrer ? Personne. Voilà le triste constat. Un seul homme est capable de faire la différence. Les dernières mesures de Dominique de Villepin, prises pour les français en mauvaise posture, prouvent bien qu'il se situe à l'opposé du ministre de l'Intérieur. Laissons tomber les étiquettes et les clivages gauche-droite... regardons la réalité en face. Si Nicolas Sarkozy devenait président, ce serait une catastrophe pour la démocratie française et pour nos acquis. Il veut dépoussiérer la Loi 1905... pour quelle raison ?

Il nettoie la France au karcher, fait vider les squats manu-militari à l'approche de l'hiver... veut éradiquer le chômage en liquidant les chômeurs et pose l'anathème sur les minima sociaux... parle-t-il des délocalisations et des licenciements qui se comptent par milliers ? Les licenciés ne vont-ils pas rallonger la longue file des sans-emplois ? Que peut-il faire de plus ? Rien.

Il nous faut donc nous unir pour faire barrage à Sarkozy. Et un seul homme peut faire le poids. Depuis qu'il est premier ministre, il a montré ses capacités à comprendre les besoins du Peuple Français. Il peut nous représenter partout sans médire sur le président et sans renier les fondements même de notre pays. Il ne remettrait pas, lui, en question notre histoire, notre héritage et nos valeurs. Faisons lui confiance et battons-nous pour que Sarkozy ne soit pas Président... ce serait une catastrophe sans précédent pour notre pays.

Notre autre site : Dominique de Villepin, ministre, aristocrate et poète

 

Pour écouter l'intervention de Dominique de Villepin en direct avec les Français, cliquez sur la bannière... l'enregistrement est toujours présent sur RMC...

Comme nous l'avons signalé sur notre autre blog, nous sommes de gauche. Mais devant l'insipidité, le grotesque ou le grandguignolesque du paysage politique socialiste, nous avons décidé de soutenir Dominique de Villepin dans l'espoir qu'il pose sa candidature à la Présidentielle. Car qui mieux que lui, dans l'immédiat, pourrait représenter la France face à Sarkozy, nous endendons ? Dominique de Villepin a son propre chemin à suivre, sa voie personnelle à ouvrir. Il possède de nombreuses qualités qui feraient de lui un grand chef d'Etat même si l'expérience lui manque un peu sur le terrain. Les vingt prochains mois seront son épreuve du Feu. A lui d'y imposer sa marque... puisqu'il aime notre pays, la France... il ne tient qu'à lui de se faire aussi aimer de son Peuple. Nous pensons qu'il y parviendra car c'est un homme de coeur fidèle à ses amitiés qui allie noblesse et panache à une grande culture. Il ne lui reste donc plus qu'à faire ses preuves sans se laisser dicter sa conduite par d'autres.

Deux excellents sites pour suivre les actualités sur Dominique de Villepin et lire de nombreux articles :

www.villepin2007.org


www.libanvision.com/villepin2.htm

 

Vendredi 30 septembre 2005

Deux mois et déjà toutes ses dents

Villepin : l'appel du 27 juillet

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Surfant sur l'affaire Danone, il a retrouvé son parler naturel : fortement gaullien. Au risque, après des débuts dans la sobriété, de paraître céder de nouveau à la griserie du verbe

Villepin : l'appel du 27 juilletA son arrivée à Matignon, à la fin du mois de mai, Dominique de Villepin avait surpris. Flamboyant ministre des Affaires étrangères puis de l'Intérieur, il s'était mû en Premier ministre besogneux, uniquement attaché à l'amélioration de la situation de l'emploi avec un scrupule quasi notarial. Le 27 juillet, à l'occasion de sa seconde conférence de presse, le vrai Villepin, sûr de lui-même et dominateur, est réapparu: drapeau tricolore au vent, il s'est posé avec emphase en champion de «l'intérêt général de la France». «Je crois en ce pays, j'aime ce pays», a-t-il lancé, allant jusqu'à forger un nouveau concept, le «patriotisme économique». Quant à la petite classe majoritaire, elle a dorénavant un patron. Le Premier ministre a distribué avec autorité bons et mauvais points: un satisfecit pour Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP, un zéro pointé pour François Bayrou, le président de l'UDF.


Manifestement, le costume de superministre des Affaires sociales qu'il avait revêtu dans un premier temps est vite apparu un peu étroit à Dominique de Villepin. Surfant sur l'affaire Danone, il a retrouvé son parler naturel: gaullien, fortement gaullien. «Je souhaite rassembler toutes nos énergies autour d'un véritable patriotisme économique», a-t-il martelé, s'engageant à défendre «nos intérêts économiques nationaux» et à «renforcer l'indépendance de nos entreprises». Un véritable appel du 27 juillet! Tout au long de l'affaire Danone, la différence de ton a été sensible entre Matignon et Bercy. Le ministre de l'Economie, Thierry Breton, a mis en avant les responsabilités des chefs d'entreprise et le caractère inéluctable de la mondialisation. Le Premier ministre a, au contraire, vu dans l'épisode l'occasion de célébrer l'indépendance nationale et d'esquisser un retour à la politique industrielle, comme au bon vieux temps du général de Gaulle.


«Il n'y a rien de changé. Le fil rouge de notre politique, c'est la lutte contre le chômage: il s'agit de défendre les entreprises françaises pour défendre les salariés français», assure un proche conseiller de Dominique de Villepin. Les ordonnances pour l'emploi ont été adoptées par le conseil des ministres du 2 août. Mais le chef du gouvernement est bel et bien soucieux d'«élargir sa palette» pour camper un personnage à mi-chemin du laisser-faire libéral et de l'interventionnisme étatique. «Il prône un patriotisme intelligent qui respecte les règles de l'économie de marché», jure Valérie Pecresse, l'une des porte-parole de l'UMP.


Dans la majorité comme dans le patronat, des voix se sont élevées pour exprimer leur scepticisme devant la construction d'une ligne Maginot fantasmatique: «On ne peut pas se réjouir lorsque Pernod Ricard rachète un groupe britannique et dire en même temps qu'une société étrangère n'a pas le droit de racheter un groupe français», a ainsi déclaré Patrick Ricard, le patron de Pernod Ricard, au «Financial Times Deutschland». Des propos de bon sens qui n'entament en rien la conviction du Premier ministre: après la victoire du non au référendum européen, les Français seraient prêts à entendre un discours teinté de souverainisme: celui qui lui a toujours brûlé les lèvres.


Ce faisant, le Premier ministre prépare une double rupture. D'abord avec Jacques Chirac. Les deux hommes sont proches, et cette proximité explique la nomination de Villepin alors que les députés de droite souhaitaient la désignation de Nicolas Sarkozy. Mais cette proximité ne doit pas faire illusion. Chirac a longtemps hésité avant d'appeler Villepin: il sait que l'homme croit en son destin et qu'il peut devenir incontrôlable. Le nouveau Premier ministre tient pour sa part en privé un langage sévère pour le président de la République, qu'il juge à la fois versatile et usé. Plus rad-soc que gaulliste! Villepin a été choqué que Chirac maintienne aussi longtemps à Matignon Jean-Pierre Raffarin, à ses yeux indigne d'occuper la fonction de Premier ministre. Son souhait est d'imposer au président une véritable cohabitation, dans laquelle Matignon reprendrait le pas sur l'Elysée.


La deuxième rupture, c'est avec Nicolas Sarkozy. Le ministre de l'Intérieur s'est posé en pourfendeur du «modèle social français». Le Premier ministre souhaite au contraire apparaître comme son meilleur défenseur: tout ce qui est «français» est «villepiniste». A Bercy, Sarkozy a montré qu'il pouvait lui aussi se muer en avocat des entreprises tricolores. Mais en prônant carrément un «patriotisme économique», le Premier ministre espère rafler la mise: le président de l'UMP aurait un discours trop proche de la vulgate libérale à l'anglo-saxonne pour apparaître comme un véritable patriote. Convaincu que Sarkozy se positionne trop à droite pour être élu président de la République en 2007, Villepin peut se payer le luxe de le défendre. Lors de sa conférence de presse, il a ainsi assuré qu'on «faisait un mauvais procès» au ministre de l'Intérieur en estimant qu'il avait, en creux, le 14 juillet, comparé Chirac à Louis XVI. Pour Villepin, ce ne serait que ragots de journalistes, alors que Sarkozy a osé le parallèle dans son discours officiel aux policiers qui avaient participé au défilé. Le raisonnement du Premier ministre est limpide. Il croit devoir sa meilleure cote dans les sondages notamment au fait d'apparaître comme l'anti-Sarkozy: plus maîtrisé. Inutile, donc, de souligner l'incongruité du 14 juillet, «régicide» de son ministre. D'autant qu'en choisissant Chirac comme tête à couper, celui-ci se comporte comme son meilleur allié.


François Bayrou n'a pas droit à la même indulgence. Il est vrai que l'UDF compte passablement moins de députés que l'UMP... Alors même qu'il n'avait pas été interrogé sur le président de l'UDF, Villepin a tenu à lui délivrer un carton rouge, le 27 juillet. Mêlant une arrogance assez naturelle chez lui à un esprit potache, pour le coup assez peu digne d'un Premier ministre, il a rappelé à Bayrou le numéro du standard de Matignon: 42-75-80-00. La faute du président de l'UDF? Avoir critiqué dans la presse la privatisation annoncée des autoroutes sans lui en avoir parlé préalablement. Comme si Nicolas Sarkozy le tenait préalablement informé de toutes ses initiatives!


Jusqu'ici, Dominique de Villepin a remarquablement réussi à brouiller les cartes. «On l'attendait dans le verbe, il s'est positionné sur l'action», se réjouit un proche. Après s'être longtemps plaints de sa morgue, les parlementaires de l'UMP louent aujourd'hui sa «modestie»! Le Premier ministre participe à toutes les réunions du groupe, écoute toutes leurs doléances en prenant force notes. Son rappel à l'ordre à François Bayrou montre toutefois que sa patience à des limites et que son impatience ne demande qu'à s'exprimer. Commençant déjà à flirter avec l'autocélébration, il s'est exclamé, lors de sa conférence de presse, la mine épanouie: «Il y a quelque chose de changé en France!» Pour lui, sûrement: il est devenu Premier ministre. Mais pour le commun des Français, parler de changement est pour le moins prématuré. Voulant croire qu'il ne sera jamais élu président de la République, les chiraquiens aiment à répéter que «le plus sûr ennemi de Sarkozy, c'est Sarkozy lui-même». Nul doute que la maxime vaille tout autant pour Dominique de Villepin.

Sources : NOUVEL OBSERVATEUR

Posté par Adriana Evangelizt

Voir aussi nos sites :

Dominique de Villepin

L'Eveilleur de Conscience

Le Porteur de Lumière

L'initiateur

Au  Nom de Dieu

Notre blog au Nouvel Observateur

par Adriana EVANGELIZT publié dans : L'HOMME DOMINIQUE DE VILLEPIN
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Samedi 24 septembre 2005

Un portrait de Dominique de Villepin en quatre partie paru sur le Monde. Je remercie Annie qui me l'a communiqué...

DOMINIQUE DE VILLEPIN DANS LE CERCLE DE CONFIANCE

1ère partie

Il est en chemise blanche, au soleil. Dans quelques heures, il ira à l'Elysée pour discuter avec le président de son futur gouvernement. Mais là, puisque rien n'est encore officiellement fait, il donne le change et lâche une petite rime amusante, qu'il peaufine depuis plusieurs jours pour les curieux : "Oh, il n'y a pas que Matignon. Il y a aussi les champignons..."

Le matin, il dit s'être levé tôt pour écrire. Parce que, lâche-t-il, "la lumière tue. Si on n'a pas un peu de silence et d'ombre autour de soi, on se perd." Il a d'ailleurs toute une série de formules de ce genre qu'il sert à tous ceux qui cherchent à le saisir. Des phrases belles et ciselées qu'il dit avec cette emphase qui est sa marque. "Nous sommes entrés dans le temps des peuples..." "Je suis un homme de mission..." "La politique modeste n'est pas ce qu'attendent les Français."

C'est son style à lui. Son pelage éclatant. Celui qui le distingue des autres grands fauves dans la jungle du pouvoir. Des mots qui claquent, du souffle, des abstractions en pagaille. Tout ce qui fait parfois qu'au sortir d'une réunion, des députés, des chefs d'entreprise, des journalistes qui lui ont trouvé de l'allant, s'interrogent pourtant sur ce qu'il faut comprendre derrière tout cela. L'écrivain Régis Debray cisela un jour un bon résumé du personnage. Dominique de Villepin au pouvoir, c'est "un lyrique aux manettes" .

Ses congénères en politique sont souvent plus directs. "Il parle du peuple, sans être jamais monté en seconde classe. Du terrain, sans avoir jamais été élu" , cingle Nicolas Sarkozy qui l'a déjà rangé parmi ses rivaux. Alain Juppé est allé plaider contre lui, à l'Elysée. "Vous ne pouvez pas le nommer à Matignon, il n'aura jamais le soutien de l'Assemblée. Dans la situation de crise dans laquelle nous sommes, on aura la France dans la rue en quelques mois." Les deux hommes ont été amis. Mais, même alors, Juppé disait de Villepin : "Il ferait un excellent premier ministre en temps de guerre... En temps de paix, c'est autre chose..."

"Il manque de sens politique. Et même de sens commun" , lâche l'ancien premier ministre Edouard Balladur, qui l'a identifié parmi ses adversaires de 1995. Le président lui-même, qui reçoit, depuis des années maintenant, les adversaires de Villepin comme on reçoit des plaignants, laisse dire. Ou prend les choses à la blague : "Tu sais bien comme il est... La cavalerie cavale, cela emmerde les artilleurs. Mais c'est mon meilleur chef de commando."

Dominique de Villepin balaie tout cela d'un revers de ses belles mains. Il détonne dans les cercles du pouvoir ? Il s'en félicite. Il n'a peur de rien. Ni des autres, ni des critiques. Il a d'ailleurs pris l'habitude de les liquider d'une phrase mortifiante dont des dizaines de députés, de hauts fonctionnaires lui tiennent parfois encore rigueur : "Est-ce qu'on ne pourrait pas élever un peu le débat ?" Et lorsqu'on lui rapporte tout de même les détestations tenaces qu'il suscite, il lâche : "Les petites phrases ne me touchent pas. Je ne suis pas vulnérable à la pique" , assure-t-il. "Et puis, je n'aime pas les gens qui chipotent dans leur assiette. Moi, je veux tout ! Tout !"

Eh bien, nous y sommes. En 2002, Jacques Chirac avait hésité à lui confier le ministère de l'intérieur. Il fallait que "Dominique" se fasse un peu les dents. "J'ai dit au président : donnez l'intérieur à Sarkozy. Il y sera bien meilleur" , assure aujourd'hui l'impétrant, avec cet orgueil qu'ont seuls les proches du chef de l'Etat. Il a pris la tête du Quai d'Orsay. Son corps d'origine, à la sortie de l'ENA. Son berceau politique. Il y a laissé l'image d'un ministre des affaires étrangères applaudi à l'ONU pour son discours antiguerre, dans la crise irakienne. Pour la première fois depuis longtemps, un homme politique français, polyglotte, élégant et déterminé réincarnait cette France à prétention universaliste qui exaspère et fascine Européens et Américains.

"Il faut vous frotter aux dossiers intérieurs, ceux qui réclament du pragmatisme" , lui a ensuite conseillé Jacques Chirac en le nommant finalement, moins de deux ans plus tard, place Beauvau. Sécurité, intégration, laïcité. Un vrai tour de chauffe pour la suite.

Au bout de quelques mois, pourtant, Villepin n'a plus cessé d'évoquer "l'après" . L'après-Raffarin s'entend. Lâchant jour après jour ses appréciations vachardes sur celui auquel il va finalement succéder : "Quand on est à petite vitesse, on prend les balles. Si on occupe son poste, on a moins de chances d'être touché."

Jean-Pierre Raffarin, qui aujourd'hui encore supporte mal qu'on l'ait tant de fois méprisé, a dû se résoudre à lui céder la fonction. Du nouveau duo qui se met en place, il reconnaît pourtant : "Chirac sait exactement ce qu'est Villepin. Son imagination et ses excès. Il en a fait le tour mieux que chacun d'entre nous. Mais il est dans le cercle de confiance..."

Le cercle de confiance... C'est bien là la force de ce nouveau premier ministre de 51 ans. Comment expliquer, sans cela, qu'il soit parvenu à rafler ce poste que tout élu convoite sans avoir lui-même été adoubé par le suffrage universel ? Alors qu'une bonne partie des parlementaires le déteste pour ses sorties cinglantes et lui tient encore rigueur de la dissolution de 1997, imaginée par lui mais payée au prix fort par des centaines de députés de droite battus dans les urnes. Comment expliquer qu'il soit choisi au plus fort de la crise morale et politique que traverse le pays alors qu'il est si mal connu des Français ?

Il est entré dans cette intimité du pouvoir présidentiel par des chemins différents de ceux des chiraquiens de toujours. Par l'extérieur, pourrait-on dire.

Si l'on reprend l'histoire à ses débuts, dans cette enfance qui va faire de Dominique de Villepin ce qu'il est, il faut commencer par quitter l'Europe. Traverser la Méditerranée. Franchir l'océan Atlantique et pénétrer dans ces enclaves si particulières que sont les villas des Français de l'étranger. Ah, les dîners de la bourgeoisie expatriée, dans les années 1950 et 1960 ! Un service de table de Limoges, de grands bordeaux qui s'aèrent doucement dans des carafes de cristal, l'hôtesse souriante, en robe de couturier parisien, une conversation érudite, volontiers littéraire. Et dehors, les jasmins de Rabat. Les iguanes qui sommeillent dans le jardin, à Caracas. Les pelouses grasses des quartiers résidentiels de Washington.

Sources : LE MONDE

Voir aussi notre autre blog sur Dominique de Villepin

par Adriana EVANGELIZT publié dans : L'HOMME DOMINIQUE DE VILLEPIN
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Samedi 24 septembre 2005
Villepin dans le "cercle de confiance"
4ème partie

 

Sur le fond, pourtant, la pensée politique de Dominique de Villepin reste mystérieuse. Il prend peu de positions incorrectes. C'est un homme de droite classique, lyrique dans ses discours, assez conservateur sur le fond. Il peut tenir, comme la plupart des responsables de la droite d'alors, un discours vaguement libéral mais sa conception jusqu'à aujourd'hui de la société française est tout ce qu'il y a de plus étatiste. Il ne manque pas de courage : il assume étroitement les mesures impopulaires que prend Alain Juppé, qui augmente les impôts pour réduire les déficits. Et écarte brutalement le secrétaire général adjoint de l'Elysée, Jean-Pierre Denis, qui militait pour réorienter la politique suivie par Matignon vers plus de libéralisme.

Avec les élus ? Il est épouvantable. Il clame devant tous ceux qui le rencontrent le peu d'estime dans lequel il tient les députés : "Ils ont un organe plus développé que les autres, c'est le trouillomètre. Heureusement qu'ils n'ont aucun pouvoir !" Devant les journalistes, il dresse sans sourciller la liste de ceux qu'il estime ­ deux ou trois noms tout au plus ­ et celle des "connards" , infiniment plus fournie.

Il est de ceux qui poussent Jacques Chirac à ne pas entamer la réconciliation avec les balladuriens, dont il rit, avec son incroyable verve en évoquant leur échec de 1995 : "Ceux-là, on les a baisés avec du gravier !" Qu'en langage fleuri ces choses-là sont dites...

La suite est connue. La volonté de maintenir à tout prix le duo que forme le président avec Alain Juppé, le mépris qu'il a des élus, le succès qu'il rencontre auprès des élites, le pousseront à être l'un des artisans de la dissolution catastrophique de 1997.

Que reste-t-il de ces années-là ? Curieusement, elles n'ont en rien entamé le goût que Jacques Chirac a pour lui. Les deux hommes s'estiment profondément et se séduisent mutuellement. Des années plus tard, Villepin, en campagne pour le référendum sur la Constitution européenne, s'est mis à copier les gestes du président. Distribuant les baisers et s'essayant à la blague. Tout à son goût du théâtre, il admire le grand fauve de la politique, "son côté Don Quichotte" , dit-il.

Chirac, lui, sait ce qu'il lui doit. L'organisation de la contre-offensive à destination des juges qu'il a fallu toutes ces années tenir à distance d'un Elysée qui paraissait cerné. La gestion politique d'une cohabitation difficile avec Lionel Jospin. La théorisation d'une politique parfois tâtonnante. L'incarnation de sa politique étrangère et de son opposition à la guerre en Irak. La maîtrise des informations sensibles. La mise en musique d'une stratégie.

Même au gouvernement, Dominique de Villepin n'a jamais cessé d'être l'un des plus proches conseillers du président. Le seul ministre à venir à l'Elysée pour préparer les interventions présidentielles les plus délicates. Avec lui, Jacques Chirac a le sentiment d'avoir une cote de maille qui atténue les coups les plus durs du pouvoir. "Nous avons des relations qui se situent très largement en dehors de la politique, résume Villepin. Je suis têtu et physique. Lui est un homme qui accepte de s'entendre dire des choses difficiles et je n'ai jamais été un conseiller simplement conseillant. J'ai toujours défendu mes convictions."

C'est aussi ce qui promet une guerre difficile avec Nicolas Sarkozy. Ces deux-là ont une relation explosive. Un an après la présidentielle de 1995, Villepin jurait avec fougue : "On n'a pas besoin de lui ! On se fout de Sarkozy ! Il ne pèse rien !" Lorsqu'il a vu Nicolas Sarkozy survivre à l'humiliation de la défaite et rester l'un des rares, à droite, à fournir des idées, il a changé du tout au tout. C'est même lui qui a organisé cette drôle de réconciliation avec le président, en prévision de l'élection présidentielle de 2002. "Nous avons une relation, comment dire... audacieuse. Il a des qualités, un talent, ce serait dommage de s'en priver" , jure Dominique de Villepin aujourd'hui. "Il ne m'aura pas" , grince Nicolas Sarkozy. Ils se voient, se jaugent, se disputent pied-à-pied. Dominique de Villepin peut parfaitement reconnaître, à la suite du président de l'UMP que "le meilleur modèle social n'est pas forcément d'avoir 10 % de chômeurs" . Mais il est déjà décidé à faire avec Nicolas Sarkozy ce que Jacques Chirac a fait avec Edouard Balladur : le repousser sur la droite de l'échiquier politique. Convaincu que les Français abhorrent le libéralisme.

A Matignon, le nouveau premier ministre croit surtout qu'il peut incarner cette image d'une France orgueilleuse et puissante. "Lever la chape de peur qui étouffe les Français" , dit-il. Il ne doute pas un instant de sa réussite même si au fond il est assez seul. Sans le soutien des parlementaires. Sans celui de l'UMP, présidée par Nicolas Sarkozy. Il dit qu'il n'a rien à perdre : "En politique, il faut suivre le fil à plomb de sa conscience."

Sources : LE MONDE

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : L'HOMME DOMINIQUE DE VILLEPIN
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Samedi 24 septembre 2005

VILLEPIN DANS LE CERCLE DE CONFIANCE

2ème partie

Xavier Galouzeau de Villepin, le père, est un de ces industriels grands-bourgeois qui représentent la firme Pont-à-Mousson à l'étranger. Un directeur, sans part dans le capital de son entreprise. Un industriel passionné d'art et d'histoire. Avant de partir poursuivre sa carrière à l'étranger, il a épousé une fille d'industriels de Limoges, une de ces familles catholiques dont le patriarche a combattu dans l'enfer de Verdun et qui affiche dans sa maison sa fidélité à la patrie et au Christ.

Le couple vit donc hors de France, avec ses quatre enfants. Eric, l'aîné, Dominique ­ né le 14 novembre 1953 alors que toute la famille était au Maroc­, Patrick et Véronique. Les adolescents apprennent très tôt les langues étrangères. Ils sont cultivés. Le soir, le père teste avec humour et libéralisme les savoirs de chacun. Les enfants doivent répondre tour à tour par un court récit de la bataille d'Austerlitz, un épisode de la vie d'Henri de Monfreid, quelques vers de Lamartine, des citations de Pierre Loti. Et voilà que surgit devant leurs yeux cette France épique et romanesque dont ils ne voient les paysages qu'une fois l'an, le temps de grandes vacances dans la Nièvre ou le Limousin, au sein d'une flopée de cousins germains. Jamais, au grand jamais, la conversation ne roule sur l'argent.

Evidemment, cette famille-là est d'une grande séduction. Tout y paraît aisé. Les adolescents, lorsqu'ils vont jouer au tennis, promènent leur allure haute et élégante à la Gatsby. Dominique, à 17 ans, a la beauté du diable. Seulement Eric, son aîné d'un an et quelques mois, est fragile. Malade. Atteint d'une épilepsie qui l'oblige à un traitement médicamenteux permanent et lui fait prendre du retard dans sa scolarité. Dominique, qui a quitté la famille deux ans durant pour aller en pension, à Toulouse, passer deux baccalauréats (l'un scientifique puis l'autre littéraire) repart aux Etats-Unis aider les révisions de son frère, moins avancé que lui. Le cadet épaule le grand frère, dans un renversement des hiérarchies de l'âge dont chacun est bien conscient.

"C'est toi qui seras l'aîné" , a glissé Eric à ce répétiteur d'un an et demi de moins que lui. Qui sait les visages que peut prendre une alliance fraternelle ? Eric est en tout cas bachelier. Ils partent ensemble en stop dans cette Europe du Nord qu'ils connaissent mal mais qui, au cœur des années 1970, offre sa nature préservée et son modèle social unique. Au retour, Eric s'est inscrit en droit, Dominique est en lettres à Nanterre et prépare Sciences-Po. Un week-end, en Bretagne, ils partent ensemble en bateau. La mer est mauvaise, il fait froid. Le voilier rentre tant bien que mal, en tirant des bords. Les deux frères rejoignent la terre, glacés. Eric prend un bain chaud. Et meurt soudain d'un malaise cardiaque. Laissant définitivement son "droit d'aînesse" à Dominique qui en fera le titre, bien plus tard, de son deuxième recueil de poésie.

Voilà donc désormais le héros de notre histoire, seul, à Paris. Le reste de la famille est restée à l'étranger. Les cousins germains terminent le lycée. Et Dominique est entre deux milieux. Celui des exilés sud-américains qui, dans la capitale, bataillent à distance contre les dictatures qui ensanglantent leurs pays. Avec eux, il peut au moins parler cet espagnol qu'il affectionne et tâter de la politique dans ce qu'elle a de plus tragique. C'est l'univers qu'il aime, sans doute. Ce n'est pas celui auquel il succombe.

Car son autre pied est dans l'univers policé de l'administration française, à l'ENA. Il a réussi le concours en 1976. Avec Dominique et ses deux enfants suivants, Patrick et Véronique, son père touche en effet les dividendes de sa longue et solide préparation à un certain type de sélection à la française. Le père, inlassablement, a transmis son goût pour le service de cette France dont il vit éloigné. Il parfait maintenant les connaissances en culture générale de son fils. Xavier de Villepin se lève tôt le matin, fait sa gymnastique, puis écrit des fiches de lecture qu'il envoie à Dominique, à Paris. L'exercice aura des résultats probants : les trois enfants Villepin vont tous faire l'ENA. Patrick sortira à la Cour des comptes. Sylvie au tribunal administratif. "Ce sont eux qui ont fait comme moi" , sourit aujourd'hui Dominique, oubliant au passage que sa sœur est sortie la même année que lui.

Mais quelle famille française peut afficher une telle homogénéité dans les vocations ?

Dans la promotion Voltaire (1978-1980), celle de Dominique de Villepin, la politique a largement droit de cité. François Hollande est déjà dans les cercles deloristes. Ségolène Royal milite dans les réseaux de gauche, comme Michel Sapin. Renaud Donnedieu de Vabres n'a pas encore rejoint François Léotard. Dominique, lui, s'est inscrit au RPR en 1977, à l'issue de son service militaire à Djibouti. Jacques Chirac a fondé le parti un an plus tôt. Le jeune homme l'a croisé, sans vraiment lui être présenté, toutefois. La famille Villepin est liée à Micheline Chaban-Delmas, l'épouse de l'ancien premier ministre dont Jacques Chirac a tué les espoirs présidentiels en 1974. Mais Dominique n'a aucune envie d'épouser les querelles et les trahisons du passé. Le gaullisme de l'époque passe par Chirac ? Il n'a aucune raison de s'en tenir à distance.

A l'issue de l'ENA, il entre à la sous-direction d'Afrique centrale et orientale au ministère des affaires étrangères, dirigée par Marie-Claude Cabana. Les Cabana sont une vieille famille gaulliste et chiraquienne. C'est elle qui, en 1980, va le présenter à Jacques Chirac en bonne et due forme. Le maire de Paris pense déjà à la prochaine élection présidentielle de 1981. Il veut renforcer ses cercles de jeunes énarques qui lui fourniront les notes nécessaires à sa préparation de futur candidat. Dominique de Villepin fera partie du petit groupe de jeunes technocrates qui rédige des notes diplomatiques au président du RPR.

Ses engagements politiques sont connus de tous. Ils ne lui nuisent aucunement. C'est d'ailleurs un des traits constants de Dominique de Villepin que d'afficher son gaullisme tout en prenant soin de maintenir des relations avec ses pairs de gauche. Des relations amicales, intellectuelles, qui feront que les socialistes, une fois parvenus au pouvoir en 1981, ne bloqueront aucune de ses nominations.

Sources : LE MONDE

par Adriana EVANGELIZT publié dans : L'HOMME DOMINIQUE DE VILLEPIN
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Samedi 24 septembre 2005
Villepin dans le "cercle de confiance"
 
3ème partie
 

Et les postes se succèdent, en effet. En 1984, il part comme premier secrétaire à l'ambassade de Washington. L'Elysée de François Mitterrand sait pertinemment qu'il organise là-bas les voyages américains de Jacques Chirac. Que c'est chez lui, à Washington, que le président du RPR a rencontré des membres du Congrès américain. Qu'il y a là un petit pôle qui milite pour celui qui lui conteste son pouvoir. Mais Dominique de Villepin ne laisse aucune prise à une éventuelle accusation de parti pris dans ses responsabilités de diplomate.

En 1989, un an après le cinglant échec de Jacques Chirac face à François Mitterrand, le diplomate quitte les Etats-Unis pour l'Inde et New Delhi. Quelques années plus tôt, il a rencontré une jeune femme grande et mince, Marie-Laure Le Guay. Une rencontre très parisienne, dans le bus 84, qu'ils ont pris par hasard tous les deux. Elle a la même élégance, elle est du même milieu. Elle a le goût des voyages et ce sens des mondanités nécessaires aux épouses de diplomates. Mais New Delhi n'est pas Washington. Il y faut autrement plus de courage pour tenir, avec des enfants jeunes, dans la chaleur moite et au sein d'un contexte politique d'une rare violence. "C'était une période difficile, dit-il aujourd'hui. Les affrontements communautaires se multipliaient. La grande interrogation de tous portait sur le sens de l'identité indienne et sur la façon de maintenir son unité." La famille y reste trois ans. Jusqu'à ce que les perspectives politiques en France poussent Dominique de Villepin à revenir à Paris.

Car la droite est maintenant en passe de reprendre le pouvoir. Les socialistes sont exsangues. Jacques Chirac a compris qu'il pouvait mener l'alliance RPR/UDF à la victoire aux prochaines législatives. Déjà, il a décidé qu'Edouard Balladur, celui-là même qui, depuis plusieurs années, tente de lui construire un corpus idéologique cohérent, irait à Matignon à sa place. Il veut placer aux affaires étrangères son fils politique favori, le secrétaire général du RPR, son protégé, Alain Juppé. Il faut l'y former. "Je me suis occupé directement de préparer Alain Juppé au poste" , explique aujourd'hui Dominique de Villepin le plus naturellement du monde. A la tête d'une petite cellule de diplomates, il retrouve Alain Juppé chaque semaine, pour le "briefer" . Et devient son directeur de cabinet au Quai d'Orsay, en 1993, lorsque la droite, après cinq ans d'opposition, revient aux affaires.

Voilà maintenant Villepin dans le grand bain de la politique française. Le poste est ultra-exposé. Oh, ce n'est pas la cohabitation avec François Mitterrand qui pose problème ! Comme il le fait toujours, Villepin a entrepris de déployer tout son charme à l'intention de l'Elysée. Il s'entend à merveille avec Hubert Védrine. Le vieux président lui-même apprécie l'allure altière de ce directeur de cabinet qui parle poésie et littérature. Mais à droite, la guerre fait rage. Et Villepin est l'un de ceux qui organisent la résistance des chiraquiens à l'ambition présidentielle d'Edouard Balladur.

Voilà Dominique de Villepin transformé. Il était diplomate, il se mue en chef de commando politique. Il organise les coups, pare aux attaques. Il étudie aussi la psychologie de ces hommes qui s'écharpent autour de lui. Il prépare l'avenir.

Ce n'est en effet que la répétition générale de tout ce qu'il va déployer par la suite. Car Villepin a non seulement fait le pari un peu fou d'amener Jacques Chirac à l'Elysée alors que personne n'y croit plus. Il a aussi échafaudé une organisation théorique de ce que doit être le nouveau pouvoir. Il a pour cela le soutien d'Alain Juppé. Les deux hommes s'entendent parfaitement. Ils ont la même vision de l'Etat. Le même mépris, parfois, pour les politiciens traditionnels. Avec un brio supplémentaire pour de Villepin : le verbe.

Il n'y a aucune concurrence entre eux. C'est entendu pour Chirac, Juppé ira à Matignon une fois la victoire engrangée. Villepin, lui, héritera du secrétariat général de l'Elysée : là, il devra mettre en musique l'accord parfait entre le premier ministre et le président. C'est à ce poste que la nature la plus controversée de Villepin va se révéler. Et c'est là qu'il convient de s'arrêter un peu.

Villepin entreprend plusieurs missions de front. Jacques Chirac se défie des chefs d'entreprise. Déteste la presse. Ignore les intellectuels. Son secrétaire général, bien au contraire, tisse des réseaux étroits dans chacun de ces milieux. Les directeurs de journaux se méfient du président ? Les éditeurs ne le connaissent pas ? Il entreprend de les séduire un à un, du Figaro au Monde, de TF1 à Radio France, de Teresa Cremisi, son éditrice lorsqu'elle est encore chez Gallimard, à Olivier Orban ou Richard Ducousset, patron d'Albin Michel. Parfois plus pour son propre compte que pour celui du chef de l'Etat. Il y gagne des admirateurs éperdus. Des articles élogieux pour ses livres. Il charme les grands patrons alors même qu'il méprise l'économie. Villepin, c'est en effet une vision toute gaullienne du sujet : l'intendance suivra... Il fait du sport au Racing et au Polo, ces clubs au pourtour de la capitale, qui rassemblent une élite qui aspire à s'y détendre entre soi.

Bref, il s'allie tout un monde parisien qui le considère pour ce qu'il aspire à être : un intellectuel en politique. Un poète dans les coulisses du pouvoir. Un idéaliste dans un univers de cynisme. Il se croit d'ailleurs volontiers, alors, deus ex machina des médias. Lors des grandes grèves de 1995, il téléphone un jour à tous les patrons de chaînes de télévision en hurlant : "Je vous somme de donner, entreprise par entreprise, le vrai nombre des grévistes !" Les rédactions s'exécutent et il s'enorgueillira ensuite d'avoir vu, aux journaux de 20 heures, les chaînes "montrer leurs petits tableaux de pourcentages prouvant que les grévistes étaient minoritaires" .

Au sein même de l'Elysée, il est bien plus discuté. Les vieux routiers du RPR, qui l'ont vu arriver avec son aisance de grand bourgeois moderne, l'ont vite surnommé "le Bostonien" . Lui qui aspire à incarner la France... Il est désormais en guerre contre tous ceux qui critiquent le duo que Chirac forme avec un Juppé archi-impopulaire. Ceux qui regimbent le désignent désormais sous le doux nom de "phalangiste" . Jusqu'à ce que Bernadette Chirac lui invente celui de "Néron" . Il en effet devenu plus dur. Autoritaire. Excessif. Christine Albanel, qui est alors conseillère du président à l'Elysée et ne l'aime guère, glisse parfois : "Il aime entretenir auprès de Chirac un bruit continu de subversion."

Sources : LE MONDE

par Adriana EVANGELIZT publié dans : L'HOMME DOMINIQUE DE VILLEPIN
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