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  • : Politique
  • : Dominique de Villepin possède des qualités de coeur qui pourrait faire de lui le principal rival de Sarkozy mais aussi un président hors pair. Balayons les clivages droite-gauche et intéressons nous au personnage. La France mérite un homme à sa mesure. Do
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Unissons nous

Nous, les "déçus de la gauche" avons décidé de nous rassembler... nous, de plus en plus nombreux à être exaspérés par les calculs électoraux, par les discours creux et les promesses vaines... nous, d'une tendance nouvelle pour "Mieux Vivre tous Ensemble"... et nous pensons qu'un seul homme peut tenir ce pari : DOMINIQUE DE VILLEPIN

Réfléchissons deux secondes... la gauche désunie ne passera pas, nous en sommes certains. Cela laisse la voie ouverte à Nicolas Sarkozy avec sa politique répressive qui stigmatise les plus vulnérables. Qui de gauche peut le contrer ? Personne. Voilà le triste constat. Un seul homme est capable de faire la différence. Les dernières mesures de Dominique de Villepin, prises pour les français en mauvaise posture, prouvent bien qu'il se situe à l'opposé du ministre de l'Intérieur. Laissons tomber les étiquettes et les clivages gauche-droite... regardons la réalité en face. Si Nicolas Sarkozy devenait président, ce serait une catastrophe pour la démocratie française et pour nos acquis. Il veut dépoussiérer la Loi 1905... pour quelle raison ?

Il nettoie la France au karcher, fait vider les squats manu-militari à l'approche de l'hiver... veut éradiquer le chômage en liquidant les chômeurs et pose l'anathème sur les minima sociaux... parle-t-il des délocalisations et des licenciements qui se comptent par milliers ? Les licenciés ne vont-ils pas rallonger la longue file des sans-emplois ? Que peut-il faire de plus ? Rien.

Il nous faut donc nous unir pour faire barrage à Sarkozy. Et un seul homme peut faire le poids. Depuis qu'il est premier ministre, il a montré ses capacités à comprendre les besoins du Peuple Français. Il peut nous représenter partout sans médire sur le président et sans renier les fondements même de notre pays. Il ne remettrait pas, lui, en question notre histoire, notre héritage et nos valeurs. Faisons lui confiance et battons-nous pour que Sarkozy ne soit pas Président... ce serait une catastrophe sans précédent pour notre pays.

Notre autre site : Dominique de Villepin, ministre, aristocrate et poète

 

Pour écouter l'intervention de Dominique de Villepin en direct avec les Français, cliquez sur la bannière... l'enregistrement est toujours présent sur RMC...

Comme nous l'avons signalé sur notre autre blog, nous sommes de gauche. Mais devant l'insipidité, le grotesque ou le grandguignolesque du paysage politique socialiste, nous avons décidé de soutenir Dominique de Villepin dans l'espoir qu'il pose sa candidature à la Présidentielle. Car qui mieux que lui, dans l'immédiat, pourrait représenter la France face à Sarkozy, nous endendons ? Dominique de Villepin a son propre chemin à suivre, sa voie personnelle à ouvrir. Il possède de nombreuses qualités qui feraient de lui un grand chef d'Etat même si l'expérience lui manque un peu sur le terrain. Les vingt prochains mois seront son épreuve du Feu. A lui d'y imposer sa marque... puisqu'il aime notre pays, la France... il ne tient qu'à lui de se faire aussi aimer de son Peuple. Nous pensons qu'il y parviendra car c'est un homme de coeur fidèle à ses amitiés qui allie noblesse et panache à une grande culture. Il ne lui reste donc plus qu'à faire ses preuves sans se laisser dicter sa conduite par d'autres.

Deux excellents sites pour suivre les actualités sur Dominique de Villepin et lire de nombreux articles :

www.villepin2007.org


www.libanvision.com/villepin2.htm

 

Vendredi 9 septembre 2005

Espérons que la stratégie portera ses fruits...

Villepin met en place une stratégie de présidentiable

Bien qu'il se défende de toute "ambition présidentielle", Dominique de Villepin met progressivement en place une stratégie de présidentiable et apparaît de plus en plus comme le challenger de Nicolas Sarkozy pour l'échéance de 2007. Après la rentrée médiatique en fanfare du Premier ministre jeudi, l'université d'été des jeunes de l'UMP ce week-end à La Baule va offrir aux deux hommes l'occasion de se mesurer, face aux militants et aux médias, quelle que soit la complicité affichée.

Dès jeudi, Dominique de Villepin a planté le décor avec une série d'annonces économiques et sociales, dont une grande réforme fiscale, devançant ainsi d'une semaine le président de l'UMP qui doit détailler mercredi ses propositions dans ce domaine.

Lors de sa conférence de presse comme le soir sur TF1, le Premier ministre s'est posé en rassembleur, affichant sa volonté de veiller sur les classes moyennes (suppression de tranches d'impôt) et les bas revenus (hausse de la prime pour l'emploi).

"L'objectif, c'est de rassembler tous nos concitoyens (...). Pour moi, la clé de l'action politique, c'est la défense de l'intérêt général", a-t-il martelé, reprenant ainsi une thématique gaullienne.

Et tandis que Nicolas Sarkozy se positionne sur un créneau politique, assumé et délibérément à droite, le discours du chef du gouvernement s'inscrit sous le vocable plus consensuel de "la croissance sociale" et de la défense du "modèle social" français, très critiqué par le président de l'UMP. Une manière pour Dominique de Villepin de "droitiser" le message de Nicolas Sarkozy qui, porteur d'un discours musclé, ne cache pas sa volonté de prendre des voix au Front national de Jean-Marie Le Pen.

"Il tente de montrer qu'il peut faire la synthèse entre le volontarisme qu'incarne Nicolas Sarkozy et l'appel au patriotisme, à la nation", estime Stéphane Rozès, directeur du département opinion à l'institut CSA.

A la différence de Nicolas Sarkozy, déjà lancé dans la course à la présidentielle de 2007, Dominique de Villepin se refuse à concéder la moindre ambition dans ce domaine même s'il reconnaît avoir "médité" la question.

Même si les chiraquiens placent de plus en plus d'espoirs en lui pour contrer Nicolas Sarkozy dans ses ambitions élyséennes, M. de Villepin ne peut avancer à visage découvert tant que Jacques Chirac n'aura pas dévoilé ses propres intentions pour 2007. Et sur ce point, le chef du gouvernement et le président de la République ont un intérêt commun à se découvrir le plus tard possible.

Aussi, ce qui pourrait apparaître comme une gêne pour le locataire de Matignon se transforme en protection au regard des attaques auxquelles il serait exposé s'il se déclarait bien avant l'échéance.

Il n'empêche, en adoptant la posture gaullienne de rassembleur, en tenant un discours pragmatique et en se démarquant du positionnement politique de Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin donne le sentiment de tisser sa toile de présidentiable.

Pour le député UMP Hervé Mariton, "personne dans la majorité n'a non plus intérêt" à ce que la campagne démarre trop tôt même si, dans le camp sarkozyste, le compte-à-rebours a déjà commencé.

Pour les deux leaders de la majorité, il est essentiel en tout cas dans l'immédiat de préserver l'impression d'unité, ce qu'une fois de plus ils ne devraient pas manquer de faire ce week-end à La Baule. "Les Français s'agacent de voir que les problèmes de fond puissent se réduire à des problèmes de personnes", observe encore Stéphane Rozès.

Sources : YAHOO

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : VILLEPIN ET LA PRESIDENTIELLE
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Vendredi 9 septembre 2005

Il est bien évident que nous mettrons sur ce blog tous les articles ayant trait aux présidentielles de Dominique de Villepin. Que ce soit en sa faveur ou en sa défaveur. Il faut savoir exactement ce qui lui est reproché ou ce qui joue en sa faveur. Et s'il fait des erreurs, il ne faut pas non plus se voiler la face et le dire. Ce n'est qu'un humain après tout, et nul n'est parfait. C'est en forgeant que l'on devient forgeron. Cependant Dominique de Villepin doit être conscient de ses faiblesses et c'est à ceux qui le soutiennent de dire où le bât blesse afin qu'il révise sa ou ses stratégies.

PRESIDENTIELLE 2007 : LES HANDICAPS DE VILLEPIN

par Jean-Marie Colombani

Le Premier ministre fait désormais figure de présidentiable, à la faveur d’une conjonction d’éléments favorables. Mais, face à Nicolas Sarkozy, il a deux longueurs de retard : il apparaît comme l’héritier de Chirac, et il a peu d’expérience dans cette course de longue haleine.

Ainsi, dans la France politique d’aujourd’hui, suffit-il d’une prestation publique jugée ­bonne pour devenir aussitôt « présidentiable ». Peut-être est-ce là le signe d’une impatience nationale, d’une aspiration au renouvellement, souvent évoquée, rarement accomplie – hormis l’élection de Giscard en 1974. C’est plus sûrement le signe d’une heureuse conjonction pour Dominique de Villepin.


Deux systèmes ont en effet un égal intérêt à propulser le Premier ministre sur la scène présidentielle : le système chiraquien, en premier lieu, qui à défaut de pouvoir compter sur une nouvelle et ultime candidature de Jacques Chirac à sa propre succession, en 2007 – en témoigne l’accident de santé du chef de l’Etat – cherche à enrayer le parcours de Nicolas Sarkozy ; en second lieu, le système médiatique qui a besoin d’un récit, d’une histoire, et dont le jeu consiste à scruter dans chaque personnage public le présidentiable qui sommeille, sur une scène où règne malheureusement le trop-plein – le surnombre a déjà contribué à un certain 21 avril 2002…

Espace au centre


Dans cette conjonction, encore fallait-il que Dominique de Villepin fasse bonne figure : c’est chose faite. Il n’a, il est vrai, eu aucune peine à faire oublier Jean-Pierre Raffarin, qui avait eu le tort de s’effacer d’entrée de jeu, en se définissant comme un simple chef d’état-major. Donc, Dominique de Villepin fait de la politique avec une incontestable habileté. Les annonces (pas moins de trente mesures) avaient pour but de montrer qu’il agit un peu selon la méthode Sarkozy, qu’il n’hésite pas à prendre les problèmes à bras-le-corps. Mais, globalement, elles ne font pas un plan de relance. Elles ressortent davantage d’un traitement cosmétique du « mal français » actuel et fleurent bon la course-poursuite avec le rival Sarkozy. Le récent glissement à droite du ministre de l’Intérieur avait d’ailleurs libéré un espace au centre pour le Premier ministre, que ce dernier n’a pas laissé passer en prônant une croissance « sociale ».

Lourd héritage


La difficulté, pour le Premier ministre, est que ce qui est fait n’est plus à faire : ayant opéré ce mouvement, il lui sera difficile de le répéter. Il ne pourra pas, tous les cent jours, annoncer un nouveau train de mesures, même si elles ne prennent effet qu’en 2007. Plus l’échéance va approcher, plus il lui sera difficile de concurrencer, par les actes, le programme du candidat Sarkozy. D’autant que ce dernier prône désormais une politique de « rupture ». Avec quoi diable faut-il rompre, sinon avec douze ans de chiraquisme ? En face, Villepin ne peut que se réclamer de la chiraquie, d’autant qu’il est toujours, au fond, en charge de la protection rapprochée du Président.


Autre handicap pour le Premier ministre : en France, la course présidentielle est un investissement long. Elle nécessite, au contraire des emballements médiatiques, une construction opiniâtre ; et les Français, hormis l’exception Giscard, n’ont accepté d’adouber leur Président qu’après que ce dernier eut plusieurs fois fléchi le genou devant eux. Bref, pas avant d’avoir pu tester une personnalité à travers telle ou telle épreuve. En bonne logique, Nicolas Sarkozy reste donc de loin, et pour l’heure, le mieux placé à droite.

Sources : CHALLENGES

Posté par Adriana Evangelizt

 
par Adriana EVANGELIZT publié dans : VILLEPIN ET LA PRESIDENTIELLE
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Vendredi 9 septembre 2005

C'est tout à l'honneur de Jean-Louis Debré de dire tout haut ce que bon nombre de gens pensent tout bas... à savoir que Villepin est un "homme de rassemblement"... mais pas Sarkhozy... si leur façon de procéder sont diamétralement opposées, nous pensons que le Premier Ministre apaise et l'autre énerve... l'un rassemble, l'autre disperse ou monte les uns contre les autres.  Il y a désormais deux clans bien distincts. Ceux qui sont pour Dominique de Villepin et ceux qui sont pour Sarko... "Dis-moi qui tu aime et je te dirai qui tu es..."

N'oubliez pas de visiter notre autre blog DOMINIQUE DE VILLEPIN avec d'autres articles...

Debré: Villepin "homme d'Etat et de rassemblement", pas Sarkozy

Le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré a estimé jeudi soir que Dominique de Villepin était "un homme d'Etat et de rassemblement", déniant à Nicolas Sarkozy les mêmes qualificatifs.Invité de l'émission "Franc parler" France Inter/Le Point/Itélé, M. Debré a fait valoir que le Premier ministre était "un homme de rassemblement" ayant "une stature d'homme d'Etat". "Si, le moment venu, il le décide, il peut être candidat à la présidence de la République. Il a la stature, il a montré dans ses 100 jours (...) qu'il ne partait pas dans des polémiques vaines et inutiles (...) Par conséquent, avec d'autres, il a la stature d'un homme d'Etat", a-t-il poursuivi.

 

Comme on lui demandait qui étaient les autres et si c'était le cas pour Nicolas Sarkozy, il a répondu: "Strauss-Kahn, Fabius", avant de lâcher après une hésitation "Sarkozy". Il a reconnu avoir du mal à mettre Nicolas Sarkozy dans cette catégorie. "J'ai du mal, a-t-il dit, car j'ai un peu le sentiment qu'on ne gagne pas en dressant les uns contre les autres. On gagne en rassemblant, en cherchant à éviter les polémiques inutiles, en respectant les institutions".

 

Jean-Louis Debré a expliqué qu'il n'emploierait pas pour Nicolas Sarkozy les mêmes mots que pour Dominique de Villepin. "A regarder son action, je ne vois pas un homme de rassemblement", a-t-il dit. Quant au qualificatif d'homme d'Etat, il a répondu: "pour moi, non", avant de citer au nombre des hommes d'Etat et de rassemblement, le général de Gaule, Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand.

 

Néanmoins, M. Debré a semblé mettre sur le même plan MM. de Villepin et Sarkozy dans leur compétition actuelle dans la perspective de la présidentielle de 2007. Il a estimé que "le choc de deux personnages qui donnent le sentiment de ne pas s'occuper des Français" était "insupportable". "Cette bagarre à droite m'énerve. Ce n'est pas supportable", a-t-il insisté

 

En réponse à une question, il a estimé qu'on "ne les (les deux hommes) ramènerait pas à la raison", mais il a écarté une réédition de la compétition en 1995 entre Jacques Chirac et Edouard Balladur. "On ne vit jamais un remake", a-t-il dit.

 

Le président de l'Assemblée a réaffirmé en outre son hostilité à la désignation du candidat UMP à la présidentielle lors de primaires, comme le veut M. Sarkozy. "La candidature à la présidence de la République ne peut pas, ne doit pas être le fait d'un parti politique", a insisté M. Debré.

Sources : YAHOO

Posté par Adriana Evangelizt

 
par Adriana EVANGELIZT publié dans : VILLEPIN ET LA PRESIDENTIELLE
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Jeudi 8 septembre 2005

CE QUE LES DEPUTES ATTENDENT DU PREMIER MINISTRE

«La flambée du pétrole est la marée noire des cent jours» de Dominique de Villepin, estime Emmanuel Hamelin. Tous les députés UMP ne partagent pas le pessimisme de leur collègue du Rhône, mais ils sont nombreux à souhaiter que le premier ministre «fasse des propositions concrètes pour redonner le moral aux Français». «Il y a une angoisse de fond liée à l'emploi et aux risques de délocalisations», constate Nathalie Kosciusko-Morizet, qui attend de Villepin qu'il trace des «perspectives d'avenir» sur les emplois de demain. «Les sondages donnent un satisfecit à Villepin, mais les Français sont en attente de résultats en matière de croissance et de pouvoir d'achat», insiste Axel Poniatowski.


Déplorant «la sinistrose entretenue» autour de la question du pouvoir d'achat, Hervé Mariton invite le chef du gouvernement à «poursuivre la mobilisation sur l'emploi, qui est la priorité des priorités». Pour le sarkozyste Yves Jego, le «ton» du premier ministre sera «important» car l'économie est d'abord affaire de «confiance».


Se félicitant de la baisse du chômage, passé sous la barre symbolique des 10%, Alain Joyandet juge également que «la politique, c'est aussi du volontarisme»», et il réclame «une accélération dans la mise en place des emplois aidés», en particulier dans les collectivités locales. «Villepiniste» affiché, Georges Tron estime qu'il faut «mieux expliquer» le contrat nouvelles embauches annoncé en juillet aux Français. C'est aussi l'opinion de François-Michel Gonnot, qui estime que ce contrat «ne va pas accroître la précarité des salariés, mais ouvrir de nouvelles perspectives d'emploi dans les PME». «Encore faut-il en convaincre les intéressés», explique le député de l'Oise.


Porte-parole de l'UMP, Valérie Pécresse appelle de ses voeux «un plan pour la croissance, aussi clair que le plan d'urgence pour l'emploi, susceptible d'aider la France à redevenir compétitive». Pour atteindre cet objectif, beaucoup attendent «la» grande réforme fiscale que devrait annoncer le premier ministre. Président de la commission des affaires sociales de l'Assemblée, le chiraquien Jean-Michel Dubernard espère que Villepin va faire «une nouvelle analyse de la fiscalité, qui est à la fois injuste et mal coordonnée». «On ne peut faire une réforme fiscale que si elle est globale», ajoute Dominique Paillé.


Le président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée, Patrick Ollier, continue à vouloir «mettre la pression sur le gouvernement» pour un nouvel allègement de l'ISF sur l'immobilier et l'outil de travail, comme il l'expliquait hier dans Le Parisien. Mais rares sont ceux qui, à l'instar du souverainiste Jacques Myard ou du libéral Jean-Michel Fourgous, réclament «la suppression de l'ISF», qui n'est envisagée ni à l'Elysée ni à Matignon.


Parmi d'autres attentes des députés UMP : un programme d'investissements massifs dans les transports, demandé par Nicolas Dupont-Aignan, ou encore la TVA à 5,5% dans l'hôtellerie et la restauration, une mesure «très attendue», selon Christian Philip, qui n'ignore pas que Jacques Chirac s'est heurté au veto de Bruxelles en la matière.

Sources : LE FIGARO

Posté par Adriana Evangelizt

 
par Adriana EVANGELIZT publié dans : VILLEPIN ET LA POLITIQUE
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Jeudi 8 septembre 2005

UN POETE POLITIQUE

La France assiste à ce moment à un spectacle fascinant : le mandat de Premier ministre de Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin. Le mandat de cette personnalité luxuriante risque en effet de ne pas être ennuyeux.

Partiellement en raison des circonstances dans lesquelles il entre à Matignon. L'establishment politique hexagonal a été désarçonné par sa défaite déchirante dans le référendum sur le traité de la Constitution européenne. Le taux de popularité de Jacques Chirac n'est jamais tombé aussi bas alors que ce dernier tente de consolider la place de la France dans l'Europe et qu'il se débat avec la pire crise qu'il ait connue au cours de ses dix années de présidence.

Avec son physique avenant et son énergie frénétique, cet homme d'action de 51 ans est décrit comme un poète dont les mots favoris sont les verbes. Qu'il soit en train de courir un marathon, de jouer au tennis, de peindre des aquarelles, de cultiver des roses ou d'écrire des essais sur Napoléon, Dominique de Villepin semble être une tache floue et confuse de cheveux argentés en perpétuel mouvement. Au cours des deux années où il a été ministre des Affaires étrangères, il a effectué 130 déplacements à l'étranger. Pourtant, il a toujours trouvé le temps d'écrire des poèmes, même assis à l'arrière d'un hélicoptère militaire l'emmenant rencontrer des chefs rebelles. "Du fond de mes poches, la poésie jaillissait, griffonnée sur des bouts de papier", a-t-il écrit par la suite.

"Dominique de Villepin est un homme que le quotidien ennuie, que la médiocrité déprime et que l'adversité revigore", affirme Nicolas Sarkozy, le président de l'UMP, qui vient de réintégrer le gouvernement en tant que ministre de l'Intérieur pour former avec lui un duo invraisemblable.

 

Le défi que le nouveau Premier ministre doit relever dans l'immédiat est d'apporter une réponse à la colère que les électeurs français ont exprimée lors du référendum. Sa principale priorité est de réduire le chômage, qui est actuellement de 10 %. L'incapacité persistante des gouvernements, tant de gauche que de droite, à résoudre ce problème a corrodé l'autorité de la classe politique française toute entière. En dépit de son indéniable panache, Dominique de Villepin ne semble pas convenir pour la tâche qui l'attend : résoudre les difficultés économiques de la France et apaiser les mécontentements sociaux. Bien qu'il se soit avéré un ministre de l'Intérieur étonnamment coriace, il n'a aucune expérience directe en matière de politique économique et n'a formulé jusqu'à présent aucune idée nouvelle.

A une époque où l'on reproche aux hommes politiques d'avoir perdu le contact avec les électeurs ordinaires, le patricien de Villepin souffre du double handicap de n'avoir jamais occupé une fonction en tant qu'élu et de ne disposer que d'un maigre soutien au Parlement. Bon nombre des parlementaires de l'UMP lui reprochent encore le conseil désastreux qu'il a donné à Jacques Chirac en 1997 d'appeler les électeurs aux urnes alors que le pays était paralysé par des grèves massives, une décision qui coûta leur emploi à beaucoup de leurs anciens collègues. Dominique de Villepin devra aussi parvenir à un compromis avec Nicolas Sarkozy, son rival de longue date pour la présidence française en 2007. Le Premier ministre a déclaré qu'il se réjouissait du retour de Nicolas Sarkozy dans le gouvernement même si l'aversion qu'ils ont l'un pour l'autre n'est un secret pour personne.

Il serait toutefois imprudent de penser que Dominique de Villepin n'a aucune chance. Il brûle du désir de restaurer la gloire ternie de la France et apportera certainement au gouvernement un dynamisme dont il a grand besoin. L'affaiblissement de l'euro - un effet secondaire des votes négatifs français et néerlandais - et des incitants fiscaux pourraient temporairement stimuler la croissance économique. Et pour le moment, il est populaire, ce qu'on n'a jamais pu dire de son prédécesseur, le malchanceux Jean-Pierre Raffarin.

Né au Maroc en 1953, Dominique de Villepin a passé la majeure partie de sa jeunesse loin de la France, nourri de littérature et d'aspirations romantiques à l'égard de son pays. On raconte que sa mère lui glissait des poèmes dans les poches pour qu'il puisse les lire à la récréation. "Je rêvais de la France avant même de la connaître", a-t-il dit un jour.

Il s'installe en France pour compléter son éducation. Il parcourt alors le chemin traditionnel d'un politicien ambitieux : diplômé de l'Ecole nationale d'administration, il gravit rapidement les échelons du service diplomatique, côtoyant les stars politiques montantes.

Au cours du premier mandat présidentiel de Jacques Chirac, Dominique de Villepin est son chef du personnel. Son style de management dans cette fonction ? "Il leur tapotait sur la tête pour les féliciter ou leur bottait le derrière." En récompense de sa loyauté, il s'est vu confier le ministère des Affaires étrangères en 2002, à une époque de forte tension internationale.

C'est dans ce rôle que Dominique de Villepin a accédé au devant de la scène internationale. Son discours passionné au Conseil de Sécurité des Nations Unies en février 2003, dénonçant l'usage de la force contre l'Irak, lui a valu l'admiration du public français et l'animosité durable de l'administration américaine.

Même ses supporters disent qu'il peut parfois se rendre coupable du péché cardinal de chiraquisme, de grands gestes sans réflexion adéquate. D'autres suggèrent que sa personnalité excessive a été conçue pour une époque antérieure, plus héroïque. Mais Dominique de Villepin affirme que tout ce qui compte, c'est le présent. "Nous avons tous rêvé de vivre à d'autres époques, celles des grandes découvertes, ou des mousquetaires. A chaque époque, il faut trouver la force de se battre contre le destin, écrivait-il dans son essai politique Le Requin et la Mouette. Mais y a-t-il eu une époque plus fascinante, plus tumultueuse que la nôtre ?"

John Thornhill (Financial Times)

Sources : TENDANCES TRENDS

Posté par Adriana Evangelizt

 
par Adriana EVANGELIZT publié dans : VILLEPIN POETE
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