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  • : DOMINIQUE DE VILLEPIN PRESIDENT EN 2007
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  • : Politique
  • : Dominique de Villepin possède des qualités de coeur qui pourrait faire de lui le principal rival de Sarkozy mais aussi un président hors pair. Balayons les clivages droite-gauche et intéressons nous au personnage. La France mérite un homme à sa mesure. Do
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Unissons nous

Nous, les "déçus de la gauche" avons décidé de nous rassembler... nous, de plus en plus nombreux à être exaspérés par les calculs électoraux, par les discours creux et les promesses vaines... nous, d'une tendance nouvelle pour "Mieux Vivre tous Ensemble"... et nous pensons qu'un seul homme peut tenir ce pari : DOMINIQUE DE VILLEPIN

Réfléchissons deux secondes... la gauche désunie ne passera pas, nous en sommes certains. Cela laisse la voie ouverte à Nicolas Sarkozy avec sa politique répressive qui stigmatise les plus vulnérables. Qui de gauche peut le contrer ? Personne. Voilà le triste constat. Un seul homme est capable de faire la différence. Les dernières mesures de Dominique de Villepin, prises pour les français en mauvaise posture, prouvent bien qu'il se situe à l'opposé du ministre de l'Intérieur. Laissons tomber les étiquettes et les clivages gauche-droite... regardons la réalité en face. Si Nicolas Sarkozy devenait président, ce serait une catastrophe pour la démocratie française et pour nos acquis. Il veut dépoussiérer la Loi 1905... pour quelle raison ?

Il nettoie la France au karcher, fait vider les squats manu-militari à l'approche de l'hiver... veut éradiquer le chômage en liquidant les chômeurs et pose l'anathème sur les minima sociaux... parle-t-il des délocalisations et des licenciements qui se comptent par milliers ? Les licenciés ne vont-ils pas rallonger la longue file des sans-emplois ? Que peut-il faire de plus ? Rien.

Il nous faut donc nous unir pour faire barrage à Sarkozy. Et un seul homme peut faire le poids. Depuis qu'il est premier ministre, il a montré ses capacités à comprendre les besoins du Peuple Français. Il peut nous représenter partout sans médire sur le président et sans renier les fondements même de notre pays. Il ne remettrait pas, lui, en question notre histoire, notre héritage et nos valeurs. Faisons lui confiance et battons-nous pour que Sarkozy ne soit pas Président... ce serait une catastrophe sans précédent pour notre pays.

Notre autre site : Dominique de Villepin, ministre, aristocrate et poète

 

Pour écouter l'intervention de Dominique de Villepin en direct avec les Français, cliquez sur la bannière... l'enregistrement est toujours présent sur RMC...

Comme nous l'avons signalé sur notre autre blog, nous sommes de gauche. Mais devant l'insipidité, le grotesque ou le grandguignolesque du paysage politique socialiste, nous avons décidé de soutenir Dominique de Villepin dans l'espoir qu'il pose sa candidature à la Présidentielle. Car qui mieux que lui, dans l'immédiat, pourrait représenter la France face à Sarkozy, nous endendons ? Dominique de Villepin a son propre chemin à suivre, sa voie personnelle à ouvrir. Il possède de nombreuses qualités qui feraient de lui un grand chef d'Etat même si l'expérience lui manque un peu sur le terrain. Les vingt prochains mois seront son épreuve du Feu. A lui d'y imposer sa marque... puisqu'il aime notre pays, la France... il ne tient qu'à lui de se faire aussi aimer de son Peuple. Nous pensons qu'il y parviendra car c'est un homme de coeur fidèle à ses amitiés qui allie noblesse et panache à une grande culture. Il ne lui reste donc plus qu'à faire ses preuves sans se laisser dicter sa conduite par d'autres.

Deux excellents sites pour suivre les actualités sur Dominique de Villepin et lire de nombreux articles :

www.villepin2007.org


www.libanvision.com/villepin2.htm

 

Dimanche 30 octobre 2005
Villepin pile et face
par Daniel RONDEAU
 
 
2ème Partie

Le 15 septembre dernier, le premier ministre français rit avec Zapatero, serre la main de Bush, embrasse Kofi Annan et Lula, parle avec Poutine, Jintao, Blair et Berlusconi. Il vient de passer une nuit blanche à mettre au point ses déclarations dans une chambre de l'hôtel Mandarin Oriental à Colombus Circle, avec Bruno Le Maire et nos deux ambassadeurs, Jean David Levitte et Jean-Marc de la Sablière. Quand il arrive à la tribune, George W. Bush se redresse sur son siège et branche son écouteur.

L'aisance avec laquelle Villepin a endossé les habits présidentiels pour s'asseoir à la table des grands et souffler avec eux les soixante bougies de l'ONU ne doit rien au hasard. Il y a vingt-cinq ans que Villepin est entré dans la diplomatie et qu'il en fréquente chaque jour les hommes et les dossiers.

A l'aube des années 1980, pour ce jeune homme né au Maroc en 1953, sortant de l'ENA, assoiffé de mouvement et qui n'oublie pas que de Gaulle a toujours raisonné, dès juin 1940, à l'échelle de la planète, la diplomatie était plus qu'une vocation, une évidence. D'autant que le Quai d'Orsay sait s'y prendre avec les poètes comme lui, ceux dont les mots roulent de la lave ou des délicatesses de sylphe. Il suffit que leurs dépêches restent concises.

Sur la carte du monde, il ne voit que l'Afrique. L'Afrique reste le socle fantôme de la planète, une terre de surnature et de grande pauvreté, ravagée (et abandonnée) par l'Occident. En 1977, effectuant son service militaire dans la marine, il descend du Clémenceau, où il présente le journal télévisé du bord tous les soirs aux 2 000 membres de l'équipage. Il est caillassé avec ses camarades par des enfants qui protestent contre la présence française. A sa sortie de l'ENA, Villepin choisit le Quai, et retrouve la Corne de l'Afrique, avant de prendre la direction du service de presse de l'ambassade de France à Washington.

De l'autre côté de l'Atlantique, sa réputation grandit. Il reçoit tous les Français de passage ou en poste sur la Côte est. Des journalistes (Jean-Pierre Elkkabach, Jean Daniel), des intellectuels (Régis Debray, Edgar Morin, Alain Minc), des hommes d'affaires (Alain Gomez). Il noue une amitié imprévue et durable avec Katherine Graham, la propriétaire du Washington Post , rencontrée lors d'une exposition Gauguin. L'Amérique du Nord agit sur lui comme un accélérateur. L'impact du pays sera suffisamment durable pour que, quelques années plus tard, en 2002, évoquant son avenir en cas de défaite de Chirac à l'élection présidentielle, il envisage en privé la possibilité d'un exil de l'autre côté de l'Atlantique.

Après Washington, New Delhi. Dans l'air indien montent les fumées des bûchers où des hommes s'immolent. Villepin est "ébloui" par la douceur d'un homme, Rajiv Gandhi, revenu affronter le chaos, après une traversée du désert. "Il m'a aidé à comprendre la grande leçon de Napoléon et de Gaulle : il y a toujours deux chances." Puis c'est le retour à Paris en 1992, et à ses dossiers africains, au Quai.

C'est peu après que Chirac le convoque : "Dominique, lui dit-il, voyez Balladur. Il faut l'aider à préparer sa réflexion diplomatique." Il se met aussitôt au travail avec Nicolas Bazire et Edouard Balladur, qui lui propose, en arrivant à Matignon, de devenir son conseiller diplomatique. Trop tard. Alain Juppé vient de lui demander de prendre la direction de son cabinet au Quai d'Orsay.

Curieux tandem : Villepin l'imaginatif et Juppé le raisonnable. Ce chaud-froid crée une dynamique. Pour la première fois, Villepin trouve une tâche à la mesure de son énergie et de son goût pour l'effort : un directeur de cabinet est toujours prisonnier de son travail. Ni soirée ni week-end. Villepin gère l'ordinaire et les crises, envoie son ministre à Sarajevo sans avertissement, prépare une réforme du Quai, tout en mettant de l'ordre dans les circuits. Quelques vieux kroumirs se montrent alors oublieux des règles de la morale publique. Villepin purge notre diplomatie de ces réseaux parallèles où prospèrent les bacilles de la corruption. Il neutralise les connexions de ces diplomates et les pousse vers la sortie, avec discrétion, sans états d'âme.

A la veille de Noël 1994, l'affaire de l'Airbus piraté à Alger le mobilise vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Chirac, qui parle à Villepin au téléphone dix fois par jour, comprend que son interlocuteur est seul à Paris. "Qu'est-ce que vous faites ce soir ?", demande le maire de Paris. "Rien, je reste à mon bureau." "Venez dîner avec nous." "Et c'est ainsi, raconte Villepin, que je me suis retrouvé pour le réveillon de Noël chez Joe Allen, aux Halles, avec Chirac, Claude et Bernadette." Depuis le début de la prise d'otages, Villepin plaide pour que l'avion soit autorisé à décoller et à atterrir en France, où la police trouvera plus facilement le moyen d'intervenir. Le lendemain, Chirac persuade Pasqua de laisser décoller l'avion pour Marseille.

En 2002, après cinq années au palais de l'Elysée, le voici de retour comme ministre des affaires étrangères. Contre toute attente, car il s'était préparé à partir pour la Place Beauvau. Sur sa table de travail, qui fut celle de Vergennes, l'encrier de Talleyrand, ce "diable boiteux" qui a toujours voulu être l'homme de la France, et près de lui, face à ses visiteurs, un tableau de Zao Wou-ki. Personne, et lui non plus, ne peut encore imaginer les prochaines accélérations de l'Histoire, qui vont lui donner un rôle.

L'Amérique, traumatisée par le 11-Septembre, cherche à entraîner la communauté internationale dans une embuscade diplomatique à l'ONU contre l'Irak, pays désarmé dont elle prétend qu'il menace la paix mondiale. Le 14 février 2003, Villepin porte la parole française à l'ONU. Son discours est applaudi dans l'enceinte des Nations unies. En France, il provoque un frisson à droite comme à gauche. Le pouvoir est aussi une question d'incarnation. Villepin a incarné, ce jour-là, une certaine idée de la France. En Amérique du Sud, où les télévisions diffusent alors quotidiennement ses interviews en espagnol, dans les pays arabes et musulmans, en Afrique, il est devenu l'homme qui résiste à George W. Bush. Ce sont les événements qui fabriquent les hommes. Villepin est en phase avec l'idée qu'il s'est toujours faite de la vocation universelle de notre pays : il fonce.

Sources : LE MONDE

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : L'HOMME DOMINIQUE DE VILLEPIN
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Dimanche 30 octobre 2005

Villepin pile et face

 

par Daniel RONDEAU

 

1ère partie

Le 21 juin dernier, chaleur et gris sur Paris. A Matignon, des ouvriers montent une estrade pour la Fête de la musique. Dans son bureau du 1er étage, Dominique de Villepin, en chemise et cravate bleue, long, mince, oppose un calme inédit à ceux qui tiennent son échec pour assuré : "Je voudrais prouver que le pouvoir n'est pas forcément le refuge du cynisme, du scepticisme et de l'inaction." Ce matin-là, Thierry Breton, le ministre des finances, a parlé de la dette publique avec des chiffres abyssaux. Trois semaines plus tôt, la France a dit non à l'Europe, cette maison commune paradoxale, parce que non démocratique, dont les architectes semblent avoir au fil du temps oublié les origines et les fins.

Une morosité durable affecte notre pays, dirigé depuis longtemps par des gouvernants paralysés par leur prudence. Dernier en titre : Jacques Chirac. Les Français, tentés de vivre en arrière, dans une quiétude provinciale, s'enferment avec leurs plaintes, s'adonnent à la peur et au repentir, sans savoir qu'ils sont enviés, leur volonté trébuche. "Notre démocratie est complètement bloquée, dit Villepin. Je ne peux réformer que par surprise, en restant dans l'équilibre, la vraie nature française, dans la justice, qui n'est pas l'égalité, et dans le mouvement. C'est seulement parce que c'est difficile que je peux réussir."

Les deux plus proches collaborateurs de Villepin nous rejoignent. Il entretient avec eux un dialogue de chaque instant. Pierre Mongin, cheveux courts et gris, sourcils et yeux noirs, teint mat, bistre des cernes ; et Bruno Le Maire, grande taille, peau pâle, sourire et placidité sans affectation sur toute sa personne. Mongin a apporté une photo de Jean Moulin sur son bureau de directeur de cabinet. Sur celui de Le Maire (auteur d'une thèse sur Proust sous la direction du professeur Tadié), un exemplaire des Essais de Montaigne. Deux styles. Villepin reprend avec eux une discussion assez vive. "Vous avez les chiffres que Breton a donnés ce matin. Il faudra trouver les moyens de faire des économies. C'est juin 1940, nous sommes le dos au mur. Est-ce que les gens s'en rendent comptent ?"

Depuis juillet 2004, les trois hommes se sont préparés à ce qu'ils considèrent comme une mission de la dernière chance. La Place Beauvau, sous Villepin, est devenue une sorte de laboratoire clandestin de la société française, où le ministre de l'intérieur a beaucoup reçu, écouté, sans jamais rien en laisser savoir. Des syndicalistes, des professeurs, des économistes, des patrons de PME, des parlementaires, des agriculteurs, des experts-comptables spécialistes de l'emploi, des prostituées, un ancien président (Giscard), des dirigeants de grandes sociétés, parmi lesquels Villepin compte de nombreux amis (Jean-Louis Beffa, Thierry Desmarest, Henri de Castries, Bertrand Collomb, etc.). Tous ces efforts, naturellement, sans aucune certitude de se retrouver à Matignon (Villepin a été prévenu de sa nomination deux jours avant son arrivée Rue de Varenne, mais il l'avait activement anticipée, par déduction, dès le début de l'année, j'y reviendrai).

J'avais été surpris, Place Beauvau, de l'entendre dire qu'il faisait alors "un travail sur lui-même" . Curieux. Mais il avait le sentiment qu'il y avait quelque chose de fondamental dans notre société (les violences, les angoisses, les crispations, mais aussi l'identité nationale) qui lui échappait (et à tous les politiques) et qu'il ne pouvait imaginer réformer sans d'abord se réformer lui-même. Pour regarder le proche et l'innommé d'une réalité française souvent observée de haut, il a maté ses impatiences, s'est interdit ses condamnations à l'emporte-pièce ("Tous des cons..." ). Son lyrisme s'est bridé.

C'est un nouveau Villepin qui arrive à Matignon. D'une conférence de presse à l'autre, les journalistes découvrent l'aune de sa métamorphose. De quoi leur parle-t-il ? De l'emploi, du prix de l'essence, de la croissance sociale... Je lui dis que certains le trouvent un peu... Il m'interrompt : "... Un peu besogneux. Oui, je suis besogneux. Et humble. Je ne veux pas gâcher les deux ans que j'ai devant moi. La démocratie, ce n'est pas attendre sempiternellement les prochaines élections. Je connais le maître mot de Nicolas Sarkozy et de Laurent Fabius, et d'autres encore : rupture. Ils n'ont que ça à la bouche ! S'il y a rupture, je crains qu'elle ne soit pas démocratique. Evitons la surenchère et la montée des extrêmes, faisons bouger les lignes. La réalité d'aujourd'hui ne tient pas dans les vieux clivages."

C'est ainsi qu'il a fait de ses cent jours un début plutôt qu'une fin. En changeant, et en restant lui-même, c'est-à-dire gaulliste ascendant Bonaparte. L'Empereur, "alchimiste des hommes et des légitimités", avant d'user la France dans la gloire militaire, avait jeté les bases d'un Etat moderne et d'une réconciliation des deux France. "De Gaulle aussi, dit Villepin. Qu'est-ce qu'il fait en 1944 ? La rupture ? Non, la continuité. Et quand il revient en 1958 ? La continuité."

La presse le désigne concurrent adoubé de Sarkozy pour l'élection de 2007. Il lève les bras au ciel : "J'ai rencontré trois fois Nicolas Sarkozy en tête à tête depuis que je suis ici. A chaque fois, il m'a répété la même chose : 'Ça se jouera entre vous et moi. Personne n'en doute. Que le meilleur gagne'. A chaque fois, j'ai nié être entré dans cette perspective."

Cela ne veut pas dire qu'il ne pense pas à demain. Depuis qu'il a 20 ans il se prépare. "Mais enfin, qu'est-ce que tu veux ? Dis-le-nous, préviens-nous un peu à l'avance" , lui disent ses proches, parfois lassés de cette tapisserie qui ne s'achève pas. Il dit que servir est son secret. Réponse de sphinx. C'est son côté ombre. Il cache ses besoins d'absolu sous un manteau de mystères.

On croit le connaître, et on le découvre plus complexe qu'on ne l'imaginait. Quand Bayrou dénonce la politique people (les photos de la fille de Villepin publiées dans Elle , les joggings médiatisés avec ou sans Sarkozy), Villepin lui téléphone aussitôt : "Je fais mon jogging tous les jours depuis trente ans, sans journalistes. Les photos de ma fille ont été publiées sans son accord et sans même qu'elle soit prévenue. Sache bien que j'ai servi l'Etat pendant toute ma vie dans la discrétion la plus totale et surtout dans le bonheur de cette discrétion."

Sources : LE MONDE

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : L'HOMME DOMINIQUE DE VILLEPIN
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Dimanche 30 octobre 2005

Villepin pile et face
 
par Daniel RONDEAU
 
 
3ème partie

Je l'ai alors accompagné pendant deux mois. Il menait les conseillers qui lui faisaient cortège, leurs impedimenta informatiques dans les bras, à un train de marathonien, les exhortant d'une voix forte à parfaire jusqu'à la dernière minute chacune des interventions qu'ils avaient souvent passé la nuit à préparer. Son principal ennemi ? Le temps. Et pourtant, aucune lésine dans la gestion de son agenda : il se montre avec chacun de ses visiteurs d'une disponibilité aux limites de l'extravagance. Pendant cette guerre pour la paix, où la féerie diplomatique remplace les batailles, curieusement, l'Europe reste absente de ses préoccupations. Comme si le monde lui cachait l'Europe.

Au prince Saoud Al-Fayçal, ministre des affaires étrangères d'Arabie saoudite, il raconte sa visite au pape Jean Paul II : "Sa parole est en avant, comme Rimbaud." Réponse du prince : "Vous aussi vous étiez une star, à l'ONU..." A chacun, il montre la même détermination, tempérée par la vitesse du sourire et le précis des phrases, sans arrogance. Sa décontraction chaleureuse range prudents et rieurs de son côté. C'est ainsi que dans l'antichambre de Jean Paul II, à Rome, quand le baron Copa-Solari, gentilhomme du pape, lui montre une fresque représentant Néron, Villepin éclate de rire et s'exclame, à la stupéfaction de Pierre Morel, notre ambassadeur au Vatican : "Vous savez que Bernadette Chirac m'a surnommé Néron depuis la dissolution ! Maintenant, je pourrai dire que j'ai le pape avec moi..."

L'un de ses soucis était alors de garder le contact avec les deux chefs de la diplomatie anglo-saxonne, Jack Straw et Colin Powell, moins éloignés des positions françaises qu'ils ne pouvaient l'avouer. Il arrivait qu'il les rudoie. Prenant connaissance dans l'avion Ankara-Amman d'une déclaration de Colin Powell indiquant que "la France subirait les conséquences de sa politique" , il avait aussitôt fait prévenir le département d'Etat de son souhait de parler au ministre. Colin Powell l'avait rappelé quand nous étions encore en voiture sur le tarmac d'Amman. Villepin lui avait alors posé une question sans préambule : "Alors, Colin ! Que se passe-t-il, tu veux que les Etats-Unis déclarent la guerre à la France ? Tu n'as aucune chance de gagner..." Powell vivait alors avec la "tâche" du mensonge sur son uniforme de général. Il encaisse en silence, son interlocuteur éclate de rire.

Le même jour, dans l'avion qui nous ramenait de Riyad, il était tard et nous étions encore loin de Paris, quand Villepin me confia : "Jamais je n'aurais imaginé que ce à quoi je m'étais préparé toute ma vie soit confronté à un tel choc de la réalité."

J'ai reparlé récemment de cette période de la guerre d'Irak avec Villepin, devenu premier ministre, en lui demandant s'il n'était jamais tenté d'en tirer les leçons. Après tout, les faits n'ont-ils pas démontré qu'il y avait dans la désinvolture de Bush quelque chose de dangereux pour le monde et l'Amérique elle-même ? "Impossible, je suis contraint à l'humilité tant que notre pays ne se sera pas relevé."

Quelques jours plus tard, le destin lui permettait de revenir symboliquement à l'ONU, en lieu et place de Jacques Chirac. A son retour, le président, sorti du Val-de-Grâce, le convoque pour le féliciter. "J'ai senti qu'avec lui, dit Villepin, il n'y avait pas de rapport de force. Tous ceux qui imaginent que je serai un jour en indélicatesse avec lui se trompent."

3. Les deux hommes se connaissent depuis 1980. Jacques Chirac, alors maire de Paris, cherche quelqu'un pour l'aider sur le terrain diplomatique. Ce sera Villepin. Dès cet instant, Chirac le consulte chaque semaine. Villepin travaille tous les soirs et chaque week-end, en plus du reste, et bénévolement, pour nourrir la réflexion de Chirac et le tenir informé des dossiers sensibles. Un jour, le maire de Paris lui demande son avis sur une déclaration qu'il doit faire. Villepin envoie sa note à Alain Juppé, alors la plume de Chirac. Une seule phrase en fait, d'un humour qui cingle. Chirac, en l'absence de Juppé, convoque aussitôt l'auteur de la remontrance pour lui dire : "C'est de gens comme vous dont j'ai besoin. Un jour, nous travaillerons ensemble." Et il dresse la liste des présidents de la Ve et de leurs hommes de confiance. "De Gaulle avait Capitant. Pompidou, ses copains de Normale. Giscard n'avait personne. Quant à Mitterrand, il est entouré d'une cour et cela le perdra."

En 1995, dans les semaines qui précèdent la campagne présidentielle, quand les sondages et la presse donnent Balladur vainqueur, la rumeur dit Chirac près de jeter l'éponge. Villepin, en tête à tête, l'exhorte non sans brutalité à marquer son territoire et envoie lui-même son fax de candidature. "Depuis cette campagne, nos destins sont liés" , dit Villepin.

4. Je le rencontre à l'automne de cette année-là, chez un peintre marocain, Medhi Qotbi, assis un jour à côté de lui dans un avion et avec qui il s'est lié (il faudrait dresser la liste de ces amitiés de hasard qui ne doivent rien à la politique). Villepin était alors une pièce maîtresse du sérail présidentiel. Il surprenait par sa franchise et par son charme, mais plus encore par une énergie singulière, que j'apparentais à une sorte d'enthousiasme révolutionnaire, que ne modérait pas un attachement conservateur aux principes de notre Histoire et de l'Etat.

Pour ne rien arranger, il était aussi poète, écrivain et menait de front plusieurs projets de livres (Les Cent-Jours , Eloge des voleurs de feu , Le Cri de la gargouille ). "J'assume" , disait-il alors. La poésie est action : souvenons-nous de René Char au plus fort de la guerre, sa façon de forcer l'homme vers plus de souveraineté. Et de Paul Celan : "Jadis, il y avait de la hauteur."

Evoquer ce qui a été sublime, de l'endroit où il se tenait, c'était la verveine qu'il avait trouvée pour dire ce qu'il pensait de notre temps et de son camp. Il n'était pas difficile de deviner où il cherchait ses modèles, parmi les hommes qui acceptaient la présence du destin et connaissaient "le langage chiffré" des mots.

Sources : LE MONDE

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : L'HOMME DOMINIQUE DE VILLEPIN
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Mardi 18 octobre 2005

Dix-huit mois jusqu'à la présidentielle, et déjà quatorze candidats

La demande suivra-t-elle l'offre ? A dix-huit mois de la présidentielle de 2007, candidats réels, candidats à la candidature, candidats masqués, candidats de témoignage dépassent la vingtaine. Tous les partis (LCR, LO, PCF, Verts, PS, UDF, UMP, MPF, FN, MNR) envisagent de se présenter sous leurs couleurs, sans compter les petites composantes qui revendiquent, elles aussi, un droit d'expression.

La tendance à la multiplication des candidatures, constatée en 2002, se confirme et s'amplifie, faisant planer sur le scrutin de 2007 le risque d'un nouveau 21 avril. D'autant que, parallèlement, les Français continuent d'afficher leur méfiance pour leurs élus. Sondés par CSA pour Le Parisien du 10 octobre, ils sont 76 % à ne "pas leur faire confiance". Seuls 22 % d'entre eux disent avoir une bonne image des politiques, bien après les infirmières, les enseignants, les juges ou les journalistes...

Pour Dominique Reynié, professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, ces deux mouvements sont l'expression d'un même problème : "En accélérant le temps politique, le quinquennat a normalisé la fonction présidentielle et, en lui faisant perdre son caractère exceptionnel, il l'a déclassée. L'accès à la fonction est désormais envisagé par un plus grand nombre de gens."

"Ce phénomène est la traduction d'une recherche confuse de thématiques et de personnalités alternatives par les Français, explique Pascal Perrineau, directeur du Cevipof. Il ne faut pas déplorer l'éclatement de l'offre politique, mais y voir au contraire une manière de sortir de la crise de la représentation." "Encore faudrait-il que les "fournisseurs d'idées" différencient leur production", ironise le chercheur Thierry Pech, animateur du club La République des idées. Le nombre de candidatures paraît inversement proportionnel à la différence réelle de leur contenu politique. La cause de cette inflation est davantage à rechercher dans les stratégies personnelles, notamment au PS."

Car aux divisions traditionnelles de la gauche s'ajoutent à présent les clivages à l'intérieur d'un même parti, notamment au PS. Exacerbés par la question européenne et par la campagne référendaire sur le traité constitutionnel européen, les affrontements internes ont fait naître une nouvelle "revendication de représentation" chez les partisans du non, qui souhaitent faire fructifier leur victoire du 29 mai 2005. Pour Henri Rey, chercheur au Cevipof, "cette diversité devient traditionnelle et atteste la complexification de la gauche". En témoignent, au PS, les candidatures à la candidature de Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry, Jack Lang, Ségolène Royal ou encore celle, attendue, de François Hollande.

Professeur de science politique à Nice et à Paris, Laurent Bouvet souligne un paradoxe : "Le PS a parfaitement intégré les mécanismes de la Ve République à son logiciel , analyse-t-il. Les socialistes ont fini par admettre que tout découle de la présidentielle, comme le prouve l'abondance d'ambitions personnelles, mais ils n'admettent toujours pas que ce scrutin procède de la rencontre d'un homme et d'un peuple. Le candidat doit préexister au projet et non pas l'inverse."

L'UMP, toutefois, n'est pas en reste. L'annonce de candidature, samedi 15 octobre, du député (UMP) de l'Essonne et souverainiste républicain Nicolas Dupont-Aignan pourrait porter à trois le nombre de candidats de l'ex-parti chiraquien. Elle vient en effet enrichir l'offre déjà présentée par le président du parti, Nicolas Sarkozy, et peut-être par Dominique de Villepin.

LES LIMITES DES PRIMAIRES

Dans ces conditions de concurrence extrême, nombreux sont les politologues qui doutent de la capacité des primaires, au PS comme à l'UMP, à "écrémer" les candidats potentiels. Pour M. Reynié, les "procédures de démocratie partitaire" ne garantissent plus l'unicité des candidatures ni la discipline. Selon lui, le référendum interne au PS sur l'Europe, remporté par les partisans du oui, a montré les limites de la discipline militante, puisque les partisans du non n'ont pas abdiqué leurs convictions.

"Le déroulement des élections internes risque cette fois d'échapper à leurs organisateurs, poursuit M. Reynié. En disant "Je suis libre" comme Sarkozy et Fabius, on sacralise à l'extrême la démarche et un projet personnel au détriment de la règle collective. Cela me paraît relever d'une forme de désobéissance civile." "Il y a désormais des candidats qui ont intérêt à court-circuiter l'appareil" , note Thierry Pech.

Est-il alors encore possible de limiter les candidatures, en relevant le nombre des parrainages nécessaires ou en assurant la traçabilité des soutiens à tel ou tel prétendant ?

"Difficile à faire, admettent les chercheurs, surtout dans un contexte où le premier tour peut se jouer à moins de 15 % et où les règles de financement politique limitent le risque. Dans ces conditions, tout le monde peut jouer."

Reste alors l'"autodiscipline" et, peut-être, une juste appréciation du rapport de forces pour décourager les moins téméraires. Mais l'émiettement des candidatures apparaît bel et bien comme une nouvelle donne. En 1965, lors de la première élection présidentielle au suffrage universel, ils étaient 6 candidats en lice, 7 en 1969, 12 en 1974, 10 en 1981, 9 en 1988 et en 1995, 16 en 2002. Record à battre.

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Les ambitions déclarées et les autres

Ceux qui se sont déjà portés candidats : Jean-Marie Le Pen, Bruno Mégret, Nicolas Dupont-Aignan, Nicolas Sarkozy, Jack Lang, Laurent Fabius, Ségolène Royal, Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Noël Mamère, Dominique Voynet, Jean Desessard, Yves Cochet, Arlette Laguiller. On peut ajouter les candidatures potentielles de François Hollande, François Bayrou et peut-être Dominique de Villepin, Marie-George Buffet, Olivier Besancenot et José Bové.

Sources : LE MONDE

par Adriana EVANGELIZT publié dans : VILLEPIN ET LA PRESIDENTIELLE
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Vendredi 30 septembre 2005

Deux mois et déjà toutes ses dents

Villepin : l'appel du 27 juillet

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Surfant sur l'affaire Danone, il a retrouvé son parler naturel : fortement gaullien. Au risque, après des débuts dans la sobriété, de paraître céder de nouveau à la griserie du verbe

Villepin : l'appel du 27 juilletA son arrivée à Matignon, à la fin du mois de mai, Dominique de Villepin avait surpris. Flamboyant ministre des Affaires étrangères puis de l'Intérieur, il s'était mû en Premier ministre besogneux, uniquement attaché à l'amélioration de la situation de l'emploi avec un scrupule quasi notarial. Le 27 juillet, à l'occasion de sa seconde conférence de presse, le vrai Villepin, sûr de lui-même et dominateur, est réapparu: drapeau tricolore au vent, il s'est posé avec emphase en champion de «l'intérêt général de la France». «Je crois en ce pays, j'aime ce pays», a-t-il lancé, allant jusqu'à forger un nouveau concept, le «patriotisme économique». Quant à la petite classe majoritaire, elle a dorénavant un patron. Le Premier ministre a distribué avec autorité bons et mauvais points: un satisfecit pour Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP, un zéro pointé pour François Bayrou, le président de l'UDF.


Manifestement, le costume de superministre des Affaires sociales qu'il avait revêtu dans un premier temps est vite apparu un peu étroit à Dominique de Villepin. Surfant sur l'affaire Danone, il a retrouvé son parler naturel: gaullien, fortement gaullien. «Je souhaite rassembler toutes nos énergies autour d'un véritable patriotisme économique», a-t-il martelé, s'engageant à défendre «nos intérêts économiques nationaux» et à «renforcer l'indépendance de nos entreprises». Un véritable appel du 27 juillet! Tout au long de l'affaire Danone, la différence de ton a été sensible entre Matignon et Bercy. Le ministre de l'Economie, Thierry Breton, a mis en avant les responsabilités des chefs d'entreprise et le caractère inéluctable de la mondialisation. Le Premier ministre a, au contraire, vu dans l'épisode l'occasion de célébrer l'indépendance nationale et d'esquisser un retour à la politique industrielle, comme au bon vieux temps du général de Gaulle.


«Il n'y a rien de changé. Le fil rouge de notre politique, c'est la lutte contre le chômage: il s'agit de défendre les entreprises françaises pour défendre les salariés français», assure un proche conseiller de Dominique de Villepin. Les ordonnances pour l'emploi ont été adoptées par le conseil des ministres du 2 août. Mais le chef du gouvernement est bel et bien soucieux d'«élargir sa palette» pour camper un personnage à mi-chemin du laisser-faire libéral et de l'interventionnisme étatique. «Il prône un patriotisme intelligent qui respecte les règles de l'économie de marché», jure Valérie Pecresse, l'une des porte-parole de l'UMP.


Dans la majorité comme dans le patronat, des voix se sont élevées pour exprimer leur scepticisme devant la construction d'une ligne Maginot fantasmatique: «On ne peut pas se réjouir lorsque Pernod Ricard rachète un groupe britannique et dire en même temps qu'une société étrangère n'a pas le droit de racheter un groupe français», a ainsi déclaré Patrick Ricard, le patron de Pernod Ricard, au «Financial Times Deutschland». Des propos de bon sens qui n'entament en rien la conviction du Premier ministre: après la victoire du non au référendum européen, les Français seraient prêts à entendre un discours teinté de souverainisme: celui qui lui a toujours brûlé les lèvres.


Ce faisant, le Premier ministre prépare une double rupture. D'abord avec Jacques Chirac. Les deux hommes sont proches, et cette proximité explique la nomination de Villepin alors que les députés de droite souhaitaient la désignation de Nicolas Sarkozy. Mais cette proximité ne doit pas faire illusion. Chirac a longtemps hésité avant d'appeler Villepin: il sait que l'homme croit en son destin et qu'il peut devenir incontrôlable. Le nouveau Premier ministre tient pour sa part en privé un langage sévère pour le président de la République, qu'il juge à la fois versatile et usé. Plus rad-soc que gaulliste! Villepin a été choqué que Chirac maintienne aussi longtemps à Matignon Jean-Pierre Raffarin, à ses yeux indigne d'occuper la fonction de Premier ministre. Son souhait est d'imposer au président une véritable cohabitation, dans laquelle Matignon reprendrait le pas sur l'Elysée.


La deuxième rupture, c'est avec Nicolas Sarkozy. Le ministre de l'Intérieur s'est posé en pourfendeur du «modèle social français». Le Premier ministre souhaite au contraire apparaître comme son meilleur défenseur: tout ce qui est «français» est «villepiniste». A Bercy, Sarkozy a montré qu'il pouvait lui aussi se muer en avocat des entreprises tricolores. Mais en prônant carrément un «patriotisme économique», le Premier ministre espère rafler la mise: le président de l'UMP aurait un discours trop proche de la vulgate libérale à l'anglo-saxonne pour apparaître comme un véritable patriote. Convaincu que Sarkozy se positionne trop à droite pour être élu président de la République en 2007, Villepin peut se payer le luxe de le défendre. Lors de sa conférence de presse, il a ainsi assuré qu'on «faisait un mauvais procès» au ministre de l'Intérieur en estimant qu'il avait, en creux, le 14 juillet, comparé Chirac à Louis XVI. Pour Villepin, ce ne serait que ragots de journalistes, alors que Sarkozy a osé le parallèle dans son discours officiel aux policiers qui avaient participé au défilé. Le raisonnement du Premier ministre est limpide. Il croit devoir sa meilleure cote dans les sondages notamment au fait d'apparaître comme l'anti-Sarkozy: plus maîtrisé. Inutile, donc, de souligner l'incongruité du 14 juillet, «régicide» de son ministre. D'autant qu'en choisissant Chirac comme tête à couper, celui-ci se comporte comme son meilleur allié.


François Bayrou n'a pas droit à la même indulgence. Il est vrai que l'UDF compte passablement moins de députés que l'UMP... Alors même qu'il n'avait pas été interrogé sur le président de l'UDF, Villepin a tenu à lui délivrer un carton rouge, le 27 juillet. Mêlant une arrogance assez naturelle chez lui à un esprit potache, pour le coup assez peu digne d'un Premier ministre, il a rappelé à Bayrou le numéro du standard de Matignon: 42-75-80-00. La faute du président de l'UDF? Avoir critiqué dans la presse la privatisation annoncée des autoroutes sans lui en avoir parlé préalablement. Comme si Nicolas Sarkozy le tenait préalablement informé de toutes ses initiatives!


Jusqu'ici, Dominique de Villepin a remarquablement réussi à brouiller les cartes. «On l'attendait dans le verbe, il s'est positionné sur l'action», se réjouit un proche. Après s'être longtemps plaints de sa morgue, les parlementaires de l'UMP louent aujourd'hui sa «modestie»! Le Premier ministre participe à toutes les réunions du groupe, écoute toutes leurs doléances en prenant force notes. Son rappel à l'ordre à François Bayrou montre toutefois que sa patience à des limites et que son impatience ne demande qu'à s'exprimer. Commençant déjà à flirter avec l'autocélébration, il s'est exclamé, lors de sa conférence de presse, la mine épanouie: «Il y a quelque chose de changé en France!» Pour lui, sûrement: il est devenu Premier ministre. Mais pour le commun des Français, parler de changement est pour le moins prématuré. Voulant croire qu'il ne sera jamais élu président de la République, les chiraquiens aiment à répéter que «le plus sûr ennemi de Sarkozy, c'est Sarkozy lui-même». Nul doute que la maxime vaille tout autant pour Dominique de Villepin.

Sources : NOUVEL OBSERVATEUR

Posté par Adriana Evangelizt

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par Adriana EVANGELIZT publié dans : L'HOMME DOMINIQUE DE VILLEPIN
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