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  • : DOMINIQUE DE VILLEPIN PRESIDENT EN 2007
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  • : Politique
  • : Dominique de Villepin possède des qualités de coeur qui pourrait faire de lui le principal rival de Sarkozy mais aussi un président hors pair. Balayons les clivages droite-gauche et intéressons nous au personnage. La France mérite un homme à sa mesure. Do
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Dimanche 30 octobre 2005

Villepin pile et face
 
 
par Daniel RONDEAU
 
 
4ème partie

Je le retrouve de loin en loin dans son bureau de l'Elysée. Peintures coptes de chevaliers célestes au mur, éditions originales (Gracq, Genet) dans sa bibliothèque. Pour qui se plaît à imaginer la vie comme un roman, l'Elysée est une bonne adresse. Le lieu où se nouent et se dénouent les intrigues de la cour. Hubert Védrine, qui avait occupé la même fonction de secrétaire général sous Mitterrand, m'avait dit un jour : "C'est un poste d'observation unique sur la comédie humaine." Villepin regarde, jauge, apprécie. Les caractères, les profondeurs de champ, les volontés, les épaisseurs de secrets. La société française est déjà bloquée et apparemment incohérente. "Que fait le pouvoir ? me dit Villepin un matin de mars 1997 ? S'enferme-t-il dans une pièce décidé à n'en sortir qu'une fois prises un certain nombre de décisions ? Non, bien sûr, il consulte, il prend un verre avec les pompiers. Bref, il s'arrange pour ne rien décider. C'est un pouvoir virtuel, comme notre démocratie, brouillée par de faux débats et contaminée par le chômage."

En 1995, Chirac a été élu sur une idée, la fracture sociale, concept aiguisé par Villepin pendant la campagne. Mais chaque projet de réforme soulève des protestations catégorielles en même temps que les députés défilent dans le bureau de Chirac pour l'encourager à dissoudre. Le président, Juppé et Villepin décident d'en finir. Les législatives propulsent Lionel Jospin à Matignon. Le secrétaire général est désigné comme responsable du désastre de la droite.

Je le revois quelques mois plus tard. Il fulmine contre la consanguinité parisienne, la médiocrité des ambitions. Et Chirac ? "Il va mieux, mais il est sans monture." Et lui, s'est-il fait des relations amicales dans le gouvernement Jospin ? "Deux ou trois, Allègre, Védrine, Kouchner." Jeudi dernier, à Matignon, je l'interroge de nouveau sur cette dissolution. "La seule différence entre moi et les autres, c'est que j'ai toujours assumé notre décision. Cela dit, les problèmes n'ont pas changé. Le refus des réformes, le goût des combinaisons, la survie sans risque. Cette inaction engendre la dérision et salit la politique. Je n'ai oublié ni le 21 avril ni le 29 mai. Je crois que la politique c'est l'action, et, pour conduire la mienne, je m'arrime à une fidélité française et à quelques grands principes que chacun commence à connaître, c'est ma clarté."

5. Ce qui est certain, c'est que la crainte bien connue du président de la République de "déchirer le tissu social français", exprimée devant nombre de ses visiteurs, a fini par empoisonner ses relations avec ses premiers ministres. Le président avait peur de déchirer le tissu, et le premier ministre craignait que le président n'ait raison. Leur dialogue fortifiait la tyrannie du statu quo. Pourquoi est-ce que cela changerait ? "Ma relation avec le président est fondée sur un double registre. Celui des principes républicains et gaullistes. Et celui d'une recherche de solutions concrètes, sans idéologie. Je crois aux synthèses politiques, pas aux marchandages. Le président est assuré de ma fidélité, je connais sa pensée, le clavier qui est le sien, les fragilités dont il parle, je les prends en compte et nous avançons." Et si, au bout du compte, Chirac n'était pas mécontent d'avoir en face de lui un premier ministre qui décide ?

Il y a six mois, l'histoire n'était pourtant pas écrite. Une solide connivence existait entre les deux hommes, fondée sur des années de travail en duo, de passions communes, l'Afrique, la culture asiatique, de fidélité (jamais je n'ai entendu un mot contre Chirac dans la bouche de Villepin, qui sait mes réserves). Mais le président envisageait de finir son quinquennat avec Raffarin. C'était pour lui un confort politique et personnel. Par qui voudriez-vous le remplacer, disaient ses interlocuteurs (dont Alain Juppé) ? Villepin ? Votre ancien secrétaire général ? Surtout pas. La politique est un métier et, au coeur de ce métier, il y a l'élection.

Villepin lui a forcé la main. Un soir de l'été 2004, chez Claude Perdriel, industriel et homme de presse, la précision de ces phrases vaut condamnation d'un système à bout de souffle : "Regardons les pays qui sortent de soixante-dix ans de communisme ! Pour la première fois depuis longtemps, ils ont le sentiment d'avoir rendez-vous avec l'Histoire. Quittons notre léthargie ! Et que le pouvoir redevienne un espace d'invention et de décision."

Au début de l'année 2005, lassé d'attendre des décisions qui tardent, il part à la conquête de Matignon et s'en cache à peine. Le 2 janvier, je lis son entretien, très offensif, dans le Journal du dimanche , et je l'appelle : "Villepin premier ministre, c'est pour cette année ?" Réponse sans hésitation : "Absolument." Place Beauvau, il accélère sa réflexion et son travail de métamorphose. Un matin, il met publiquement Raffarin dans les cordes. "Il faut aller plus vite, plus loin, plus fort." Habité par le sentiment de l'urgence, persuadé que la crise morale, sociale et politique exige davantage de sacrifices et de pédagogie.

Villepin voit Raffarin le lendemain, qui ne lui dit rien. Aucune réaction de "recadrage" à l'Elysée. Chacun s'habitue à le regarder de façon différente. Après le 29 mai, Chirac l'appelle à Matignon et tourne une page de sa propre vie.

6. L'été passe sur Matignon avec une douceur enviable. Un léger retard à l'allumage de l'état de grâce, mais le nouveau Villepin, son obsession de l'emploi, créent la surprise, et les événements semblent s'organiser pour le servir. Il touche les premiers dividendes de sa préparation, de ses méthodes de travail collectif, du style de sa communication (jamais de petites phrases, une conférence de presse mensuelle). Il savoure ce calme sans illusions, s'inquiétant de voir de grands Etats (les Etats-Unis, la Chine, l'Inde, l'Iran) s'organiser pour défendre leurs intérêts nationaux et leur souveraineté, et donne tous ses soins aux concepts de patriotisme économique et de croissance sociale.

Mais au retour des journées parlementaires de l'UMP à Evian, le 20 septembre, tous ses visiteurs sont brutalement décommandés. Les vrais rendez-vous se nomment : déficit de la Sécurité sociale, prix du pétrole, Hewlett-Packard, SNCM. C'est pour affronter la crise qu'il est à Matignon. La crise cogne à sa porte. Plus de palladium. Le voici en première ligne, dans le temps des épreuves, l'ordalie qu'il attendait, au fond. Il a besoin d'obstacles pour que ses élans ne soient pas arrêtés court.

Plus important : il était impatient de rencontrer la vérité des Français, et la sienne aussi, face à ce déclin qu'il récuse. Les dossiers dévorent ses jours et ceux de ses ministres, dont certains, déjà, peinent à suivre les premiers pas de cette marche forcée qu'est le parcours de tout locataire de Matignon. Jeudi dernier, après une nuit très écourtée, il évoque rapidement les élections allemandes. Partout les dés roulent. "Que chacun prenne ses responsabilités. Les jeux de rôle ne suffiront pas à nous sortir de la nasse." Il se prépare pour demain et promet des surprises. Il n'oublie pas que ce sont les événements qui emploient les hommes.

Auteur

Daniel Rondeau, 57 ans, écrivain et chroniqueur littéraire à L'Express, a publié de nombreux livres, parmi lesquels Tanger, Chronique du Liban rebelle, Tambours du monde et, plus récemment, Dans la marche du temps (Grasset). Il a reçu le prix Morand de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre et dirige la collection "Bouquins" chez Robert Laffont. Son prochain essai, sur Albert Camus, doit paraître fin octobre.

Sources : LE MONDE

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : L'HOMME DOMINIQUE DE VILLEPIN
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Commentaires

Moi je sature avec vos blogs sur Galouzeau. Après HAUT ET FORT, voici une autre poésie. Oser proposer la seule alternative à Sarko avec Galouzeau pour remplacer une opposition politique absente, c'est fort.
commentaire n° : 1 posté par : gunnar (site web) le: 27/12/2005 18:06:40
Je viens de terminer "Misère du sarkozysme" de Paul Aries. Un sacré bouquin qui donne encore plus envie de choisir de  Villepin. Sarkozy contre de Villepin c'est le combat de cette droite d'importation contre celle qui aime véritablement la France.
Aries a raison et pourtant il est de gauche : Sarkozy c'est l'anti-France : refus de son modèle social, refus de son modèle politique, refus de son modèle national. Un livre bien argumenté chez Parangon.
un brulot antisarkozy, un appel à la vraie droite pour qu'elle se resaisisse
commentaire n° : 2 posté par : MisÚre du sarkozysme de Paul Aries le: 29/12/2005 21:31:34
Un faux aristocrate, qui n'a jamais affronté le suffrage universel, qui déclare considèrer les députés comme des "connards" (sic), qui a été à l'origine de la dissolution ubuesque de 97....

Son physique de vieux romantique n'est pas suffisant, n'en déplaise à cette société du spectacle faisandée.

Villepin n'est pas Lamartine.
commentaire n° : 3 posté par : moi le: 15/01/2006 18:18:09
Eh bien moi, je préfère Villepin à Sarko... il est plus doux dans le langage, plus romantique dans le physique, plus classe dans le monde... bref, il symbolise la vraie France et la représenterait vraiment très bien... n'en déplaise aux critiqueurs de tous poils !
commentaire n° : 4 posté par : Steven le: 24/01/2006 13:13:50

De villepin.... Des faux airs de noblesse, un regard qui se pose au loin, très très loin.... Loin des besoins et des réalités du peuple.


En place par la volonté du peuple, et bientôt à la retraite par la volonté de la rue.


La droite s'est sabordée toute seule en s'attaquant une fois de plus au peuple de la masse... Le résultat, vous le verrez en 2007.

commentaire n° : 5 posté par : daniel le: 17/03/2006 14:40:43

Si l\\\'on avait à choisir entre D De Villepin et Sarko de par leur physique alors on pourrait dors et deja enterre la vie politique de M Sarkozy. Cela dit ce n\\\'est pas le cas mais politiquement parlant De Villepin a le dessus quand meme. Sarkozy est un homme aguerri en communication et non pas en politique . Selon ces sauts d\\\' humeur, ses idées politiques flirtent tantot avec les idées politiques de M. Le PEN tantot avec celles de Mme ROYAL . Mais ou sont ses principes. Qui est il ? que veut il pour la France de demain ?


D De Villepin, a l\\\'experience et le maitre qu\\\'il faut . A la veille du depart du president Chirac, qui mieux que D De Villepin peut prendre La France en main ? D De Villepin c\\\'est l\\\'avenir de cette France et de toutes les diversites qu\\\'elle englobe .

commentaire n° : 6 posté par : kikoune le: 14/10/2006 05:39:12
merci de vous presenter aux elections presidentielles....
commentaire n° : 7 posté par : letellier le: 07/01/2007 13:29:25

Chers compagnons,

 




 



La république vous appelle !

 




 



«Le Président de la République ne saurait être confondu avec aucune fraction.Il doit être l’homme de la nation toute entière, exprimer et servir le seul intérêt national. » Général de Gaulle

 




 



«Au printemps prochain, vous aurez à faire des choix décisifs. Faites vivre intensément vos convictions. Vous êtes le peuple souverain. La France a besoin de chacune et de chacun d’entre vous.» Jacques Chirac

 




 



«La vraie bataille, c’est de savoir comment nous allons faire gagner la France.» Dominique de Villepin

 




Plus que jamais, le temps est venu de se rassembler pour passer à l'action. Nous souhaitons agir pour appeler et soutenir une  candidature de rassemblement de toutes les sensibilités républicaines. Pour peser sur le débat, nous devons nous structurer. Nous avons besoin de vous !

Rejoignez-nous pour préparer la suite des évènements et enclencher une nouvelle dynamique !

 




 



Rendez-vous dimanche 14 janvier à partir de 15h00 au CAFE Pavillon Baltard au 9, rue Coquillière Paris 1er (métro Les Halles).

Ensemble et mobilisés, nous pouvons créer une nouvelle dynamique pour cette campagne présidentielle.

N'hésitez pas à faire passer cet appel le plus largement possible. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

Amitiés républicaines.

Le Rassemblement des Jeunes pour la Vème République

 



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commentaire n° : 8 posté par : Le rassemblement des jeunes pour la VÚme Républiqu le: 09/01/2007 23:06:35

Comme l'auteur du commentaire n°2, j'ai lu il y a quelques mois "Misère du sarkozysme" de Paul Ariès.  Il est vraiment très bien ; je dirais meme "d'utilité publique"...  Il parait beaucoup de livres de politique en ce moment, mais celui-là   vaut son "pesant de cacahuètes" ; c'est une somme, un sacré travail  (à commander à son libraire)...

commentaire n° : 9 posté par : Diana le: 18/01/2007 11:44:35

Je constate , et ce quotidiennement autour de moi, que beaucoup de personnes souhaiteraient une candidature de Mr De Villepin, et moi non plus je ne serais pas contre, bien au contraire.


Les gens ne savent pas qui choisir entre un homme nerveux, calculateur qui leur fait peur et une femme qui multiplie les bourdes et qui ne résiste pas aux attaques du premier.Je pense que si Bayrou progresse dans les sondages, c'est pour cela .


Et puis les médias nous martellent sans cesse le noms de ces deux individus ce qui commence à agacer tout le monde à la longue.


Présentez vous monsieur De Villepin, nous aurions tous a y gagner.


 

commentaire n° : 10 posté par : Cécé le: 31/01/2007 15:44:05

                 Bonjour,


  Je suis moi aussi de cet avis. Dominique de Villepin  serait un digne représentant de la chiraquie. Il serait également une alternative politique pour tout les Français .


Je me refuse à voter pour Royal ou Sarkozy qui me semblent obnubilé par leurs propres intérêts  à défaut de ceux des Français .


Je voterai Bayrou si Villepin prendrai la décision de ne pas se présenter aux prochaines élections.

commentaire n° : 11 posté par : Alex le: 31/01/2007 16:20:36

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