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  • : Dominique de Villepin possède des qualités de coeur qui pourrait faire de lui le principal rival de Sarkozy mais aussi un président hors pair. Balayons les clivages droite-gauche et intéressons nous au personnage. La France mérite un homme à sa mesure. Do
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Mercredi 7 décembre 2005

Villepin pose les jalons d'une candidature en 2007

 

par  Christophe Jakubyszyn

Nicolas Sarkozy a mis plusieurs fois Dominique de Villepin au défi : "Cela (l'élection présidentielle) se jouera entre vous et moi. Personne n'en doute. Que le meilleur gagne." Le premier ministre, qui s'est fixé comme règle de "tourner plusieurs fois sa langue dans sa bouche" avant de parler, s'en défend. Mais son implication dans l'élaboration et la mise en scène du compromis trouvé, mardi 6 décembre, sur la procédure de désignation du candidat de l'UMP pour l'élection présidentielle a levé les derniers doutes : il ne pense en réalité qu'à cela. "Ça a mis les participants dans la lumière", s'amuse le député (UMP) Hervé Mariton, qui relève que M. de Villepin a mis en outre un point d'honneur à se présenter, mardi soir, comme "le chef de la majorité".

A Matignon, cela fait longtemps que le non-dit de 2007 fait partie du décor. A tel point que les collaborateurs de M. de Villepin s'emmêlent parfois les crayons : vendredi 2 décembre, à l'occasion d'un briefing sur le déplacement du premier ministre chinois à Paris, l'un d'entre eux expliquait : "Nous, ici à l'Elysée, estimons que...", avant de se reprendre. Le lapsus n'a suscité chez ses collègues de Matignon qu'un sourire compréhensif.

Pour M. de Villepin, "dans les institutions de la Ve République et compte tenu de mon engagement et de ma conviction gaullistes, l'élection présidentielle, c'est la rencontre entre un homme et un peuple". Et si l'euphorie règne actuellement à Matignon, c'est que cette "rencontre" a eu lieu, selon l'entourage du premier ministre, qui s'appuie sur les derniers sondages. A commencer par celui qui sera publié jeudi 8 décembre par Paris Match. Selon une enquête de l'IFOP réalisée les 1er et 2 décembre auprès de 1 006 personnes, 53 % des Français approuvent son action, ainsi que 62 % des 18-24 ans et 46 % des sympathisants socialistes. Ce qui fait dire à ses proches que "M. de Villepin est sur un positionnement de deuxième tour"... Une analyse, sous forme d'aveu, que vient conforter la deuxième place de M. de Villepin au palmarès des personnalités (66 % de bonnes opinions, derrière Bernard Kouchner, mais sept places devant M. Sarkozy).

Les sarkozystes, qui ont senti venir le danger, lui rappellent la nécessité de gagner d'abord... le premier tour. Car, sur ce terrain, le ministre de l'intérieur conserve l'avantage auprès de l'électorat de droite. Et le premier ministre "doit mesurer qu'il n'y a pas de place pour deux candidats de la majorité", a mis en garde François Fillon, conseiller politique de M. Sarkozy, dans un entretien au Parisien du 27 novembre.

C'est cet obstacle du premier tour que M. de Villepin est désormais déterminé à franchir. Le durcissement de sa ligne politique — en imposant l'état d'urgence dans les banlieues et en instituant la responsabilisation et la sanction éventuelle des parents — y participe.

La réflexion sur le financement d'une éventuelle campagne de premier tour aussi. L'accord auquel il est parvenu avec M. Sarkozy sur les modalités de désignation du candidat de l'UMP à la présidentielle ne lui facilite pas la tâche sur ce point. "Le compromis trouvé mardi garantit qu'il n'y aura pas de monopole du soutien du parti, mais nous n'avons pas pu éviter le monopole du financement", admet un proche de Dominique de Villepin. A charge donc pour lui de trouver ou d'emprunter une partie des 14,8 millions d'euros autorisés par le code électoral pour financer une campagne de premier tour (l'Etat rembourse 50 % de ce montant aux candidats ayant obtenu plus de 5 % des suffrages).

Quoi qu'il arrive, le premier ministre a, de toute façon, décidé de se présenter devant les Français. En novembre 2006, il sera candidat à une investiture UMP pour les élections législatives de juin 2007. Une sorte de plan B ?

Sources : LE MONDE

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : VILLEPIN ET LA PRESIDENTIELLE
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Mardi 18 octobre 2005

Dix-huit mois jusqu'à la présidentielle, et déjà quatorze candidats

La demande suivra-t-elle l'offre ? A dix-huit mois de la présidentielle de 2007, candidats réels, candidats à la candidature, candidats masqués, candidats de témoignage dépassent la vingtaine. Tous les partis (LCR, LO, PCF, Verts, PS, UDF, UMP, MPF, FN, MNR) envisagent de se présenter sous leurs couleurs, sans compter les petites composantes qui revendiquent, elles aussi, un droit d'expression.

La tendance à la multiplication des candidatures, constatée en 2002, se confirme et s'amplifie, faisant planer sur le scrutin de 2007 le risque d'un nouveau 21 avril. D'autant que, parallèlement, les Français continuent d'afficher leur méfiance pour leurs élus. Sondés par CSA pour Le Parisien du 10 octobre, ils sont 76 % à ne "pas leur faire confiance". Seuls 22 % d'entre eux disent avoir une bonne image des politiques, bien après les infirmières, les enseignants, les juges ou les journalistes...

Pour Dominique Reynié, professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, ces deux mouvements sont l'expression d'un même problème : "En accélérant le temps politique, le quinquennat a normalisé la fonction présidentielle et, en lui faisant perdre son caractère exceptionnel, il l'a déclassée. L'accès à la fonction est désormais envisagé par un plus grand nombre de gens."

"Ce phénomène est la traduction d'une recherche confuse de thématiques et de personnalités alternatives par les Français, explique Pascal Perrineau, directeur du Cevipof. Il ne faut pas déplorer l'éclatement de l'offre politique, mais y voir au contraire une manière de sortir de la crise de la représentation." "Encore faudrait-il que les "fournisseurs d'idées" différencient leur production", ironise le chercheur Thierry Pech, animateur du club La République des idées. Le nombre de candidatures paraît inversement proportionnel à la différence réelle de leur contenu politique. La cause de cette inflation est davantage à rechercher dans les stratégies personnelles, notamment au PS."

Car aux divisions traditionnelles de la gauche s'ajoutent à présent les clivages à l'intérieur d'un même parti, notamment au PS. Exacerbés par la question européenne et par la campagne référendaire sur le traité constitutionnel européen, les affrontements internes ont fait naître une nouvelle "revendication de représentation" chez les partisans du non, qui souhaitent faire fructifier leur victoire du 29 mai 2005. Pour Henri Rey, chercheur au Cevipof, "cette diversité devient traditionnelle et atteste la complexification de la gauche". En témoignent, au PS, les candidatures à la candidature de Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry, Jack Lang, Ségolène Royal ou encore celle, attendue, de François Hollande.

Professeur de science politique à Nice et à Paris, Laurent Bouvet souligne un paradoxe : "Le PS a parfaitement intégré les mécanismes de la Ve République à son logiciel , analyse-t-il. Les socialistes ont fini par admettre que tout découle de la présidentielle, comme le prouve l'abondance d'ambitions personnelles, mais ils n'admettent toujours pas que ce scrutin procède de la rencontre d'un homme et d'un peuple. Le candidat doit préexister au projet et non pas l'inverse."

L'UMP, toutefois, n'est pas en reste. L'annonce de candidature, samedi 15 octobre, du député (UMP) de l'Essonne et souverainiste républicain Nicolas Dupont-Aignan pourrait porter à trois le nombre de candidats de l'ex-parti chiraquien. Elle vient en effet enrichir l'offre déjà présentée par le président du parti, Nicolas Sarkozy, et peut-être par Dominique de Villepin.

LES LIMITES DES PRIMAIRES

Dans ces conditions de concurrence extrême, nombreux sont les politologues qui doutent de la capacité des primaires, au PS comme à l'UMP, à "écrémer" les candidats potentiels. Pour M. Reynié, les "procédures de démocratie partitaire" ne garantissent plus l'unicité des candidatures ni la discipline. Selon lui, le référendum interne au PS sur l'Europe, remporté par les partisans du oui, a montré les limites de la discipline militante, puisque les partisans du non n'ont pas abdiqué leurs convictions.

"Le déroulement des élections internes risque cette fois d'échapper à leurs organisateurs, poursuit M. Reynié. En disant "Je suis libre" comme Sarkozy et Fabius, on sacralise à l'extrême la démarche et un projet personnel au détriment de la règle collective. Cela me paraît relever d'une forme de désobéissance civile." "Il y a désormais des candidats qui ont intérêt à court-circuiter l'appareil" , note Thierry Pech.

Est-il alors encore possible de limiter les candidatures, en relevant le nombre des parrainages nécessaires ou en assurant la traçabilité des soutiens à tel ou tel prétendant ?

"Difficile à faire, admettent les chercheurs, surtout dans un contexte où le premier tour peut se jouer à moins de 15 % et où les règles de financement politique limitent le risque. Dans ces conditions, tout le monde peut jouer."

Reste alors l'"autodiscipline" et, peut-être, une juste appréciation du rapport de forces pour décourager les moins téméraires. Mais l'émiettement des candidatures apparaît bel et bien comme une nouvelle donne. En 1965, lors de la première élection présidentielle au suffrage universel, ils étaient 6 candidats en lice, 7 en 1969, 12 en 1974, 10 en 1981, 9 en 1988 et en 1995, 16 en 2002. Record à battre.

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Les ambitions déclarées et les autres

Ceux qui se sont déjà portés candidats : Jean-Marie Le Pen, Bruno Mégret, Nicolas Dupont-Aignan, Nicolas Sarkozy, Jack Lang, Laurent Fabius, Ségolène Royal, Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Noël Mamère, Dominique Voynet, Jean Desessard, Yves Cochet, Arlette Laguiller. On peut ajouter les candidatures potentielles de François Hollande, François Bayrou et peut-être Dominique de Villepin, Marie-George Buffet, Olivier Besancenot et José Bové.

Sources : LE MONDE

par Adriana EVANGELIZT publié dans : VILLEPIN ET LA PRESIDENTIELLE
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Dimanche 18 septembre 2005

Dans l'immédiat, nous sommes bien obligés de constater que si la guerre est déclarée, ce n'est certes pas Dominique de Villepin qui provoque Sarkozy avec des phrases blessantes. Et nous admirons même franchement le fair-play du Premier Ministre car nous, à sa place, il y a longtemps que l'on aurait regimbé et rué dans les brancards. Il y a quand même des limites à la patience. Notre rêve secret est quand même qu'un jour Dominique de Villepin réponde à l'impudent !

Entre Villepin et Sarkozy, la guerre des lieutenants est déclarée

C'est un avant-goût de la bagarre pour 2007. Ce combat qui s'annonce très violent, au fur et à mesure que grandit la rivalité entre Nicolas Sarkozy, candidat quasi déclaré à l'Elysée, et Dominique de Villepin, le champion des chiraquiens. Plus dur encore, craint même Jean-Louis Debré, qu'en 1995, quand Jacques Chirac et Edouard Balladur se déchiraient à belles dents.


Ces derniers jours, à nouveau, le ton a tourné à l'aigre entre le président de l'Assemblée nationale, poids lourd de cette galaxie qui est en train de s'organiser autour du premier ministre dans la perspective de 2007, et Brice Hortefeux, premier lieutenant du président de l'UMP. Avec, en arrière-plan, le soutien des députés qui désormais ne considèrent plus Nicolas Sarkozy comme le seul à pouvoir les mener à la victoire.


La semaine dernière, Jean-Louis Debré a ouvert le feu, en contestant au ministre de l'Intérieur les qualités d'«homme d'Etat et de rassemblement» dont il crédite le premier ministre. Les propos du maire d'Evreux «relèvent d'une forme de psittacisme», a répondu le ministre délégué aux Collectivités territoriales. Brice Hortefeux manie l'ironie, avec des mots cruels. Selon le Larousse, le psittacisme désigne en effet «la répétition mécanique de phrases, de formules par un sujet qui ne les comprend pas».


Brice Hortefeux n'est que «le porte-flingue d'autres personnages», il ferait mieux de «s'occuper de son ministère et de soutenir le gouvernement auquel il appartient», a vivement répliqué Jean-Louis Debré. Hier, précisément, Brice Hortefeux était en déplacement ministériel dans le Cantal, sur le thème de l'aménagement du territoire : inauguration d'une mairie, débat sur l'intercommunalité, inauguration d'une maison des services publics à Murat, avec signature à la clé de vingt contrats d'objectif du plan Borloo. L'occasion est belle pour le ministre des Collectivités territoriales de souligner que la bataille pour l'emploi est au «coeur de la mission» confiée au gouvernement par le premier ministre. Et d'évoquer le président de la République qui, il y a un an à Murat, avait prononcé un discours sur l'avenir de l'agriculture française. Brice Hortefeux ne veut pas être pris en flagrant délit de manquement à la discipline gouvernementale.


Dans la soirée, quittant ses habits de ministre pour ceux de dirigeant de l'UMP, il a retrouvé les militants du parti, dans ce département que connaît bien cet élu auvergnat. Après un bref compliment sur Villepin – «Je ne le connaissais pas, mais je l'ai découvert» –, il a brossé, avec plus de gourmandise, un portrait-robot du présidentiable idéal, dans lequel chacun a reconnu Sarkozy.


Quant aux primaires pour désigner le candidat UMP pour 2007, elles constituent une autre pomme de discorde. La présidentielle, c'est la rencontre personnelle d'un homme avec le peuple français, défendent en choeur Villepin et Debré. «Il y a une époque révolue, celle du candidat auotoproclamé par acclamations. Le temps moderne, rythmé par Nicolas Sarkozy, c'est que chacun peut être candidat, mais qu'il n'y a qu'un seul candidat soutenu par l'UMP», assure Brice Hortefeux.


L'histoire semble se répéter. Bras armé de Jacques Chirac contre Edouard Balladur entre 1993 et 1995, Jean-Louis Debré est aujourd'hui la bête noire des sarkozystes. A l'époque, il jouait le rôle, pas toujours valorisant, d'un éléphant dans un magasin de porcelaine balladurienne, multipliant les petites phrases assassines pour déstabiliser un premier ministre au plus haut dans les sondages. Aujourd'hui, c'est Nicolas Sarkozy qui est dans sa ligne de mire.


Dans l'entourage du ministre de l'Intérieur, on fait valoir que le président de l'Assemblée n'est pas «en service commandé», mais qu'il a voulu «faire du zèle» en vantant les mérites du chef du gouvernement. «Il vaut mieux répondre par la dérision aux attaques du président de l'Assemblée», qui est «irrationnel vis-à-vis de Nicolas».

Pour certains proches de Dominique de Villepin, Jean-Louis Debré est peut-être allé trop loin dans ses propos contre Nicolas Sarkozy, alors que la stratégie du premier ministre consiste à mettre en avant sa «complémentarité» avec le président de l'UMP et à ne pas se lancer prématurément dans la course à l'Elysée.

Quant à Brice Hortefeux, il fut un temps pas si lointain où il croisait le fer avec François Fillon, qu'il accusait de tenir «des propos inutiles, agressifs et dangereux» à l'encontre de Nicolas Sarkozy. «Qui est M. Hortefeux ?», avait alors répondu Fillon, aujourd'hui rallié à Sarkozy.

Sources : LE FIGARO

Posté par Adriana Evangelizt

Voir aussi Dominique de Villepin Président en 2007

par Adriana EVANGELIZT publié dans : VILLEPIN ET LA PRESIDENTIELLE
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Vendredi 9 septembre 2005

Espérons que la stratégie portera ses fruits...

Villepin met en place une stratégie de présidentiable

Bien qu'il se défende de toute "ambition présidentielle", Dominique de Villepin met progressivement en place une stratégie de présidentiable et apparaît de plus en plus comme le challenger de Nicolas Sarkozy pour l'échéance de 2007. Après la rentrée médiatique en fanfare du Premier ministre jeudi, l'université d'été des jeunes de l'UMP ce week-end à La Baule va offrir aux deux hommes l'occasion de se mesurer, face aux militants et aux médias, quelle que soit la complicité affichée.

Dès jeudi, Dominique de Villepin a planté le décor avec une série d'annonces économiques et sociales, dont une grande réforme fiscale, devançant ainsi d'une semaine le président de l'UMP qui doit détailler mercredi ses propositions dans ce domaine.

Lors de sa conférence de presse comme le soir sur TF1, le Premier ministre s'est posé en rassembleur, affichant sa volonté de veiller sur les classes moyennes (suppression de tranches d'impôt) et les bas revenus (hausse de la prime pour l'emploi).

"L'objectif, c'est de rassembler tous nos concitoyens (...). Pour moi, la clé de l'action politique, c'est la défense de l'intérêt général", a-t-il martelé, reprenant ainsi une thématique gaullienne.

Et tandis que Nicolas Sarkozy se positionne sur un créneau politique, assumé et délibérément à droite, le discours du chef du gouvernement s'inscrit sous le vocable plus consensuel de "la croissance sociale" et de la défense du "modèle social" français, très critiqué par le président de l'UMP. Une manière pour Dominique de Villepin de "droitiser" le message de Nicolas Sarkozy qui, porteur d'un discours musclé, ne cache pas sa volonté de prendre des voix au Front national de Jean-Marie Le Pen.

"Il tente de montrer qu'il peut faire la synthèse entre le volontarisme qu'incarne Nicolas Sarkozy et l'appel au patriotisme, à la nation", estime Stéphane Rozès, directeur du département opinion à l'institut CSA.

A la différence de Nicolas Sarkozy, déjà lancé dans la course à la présidentielle de 2007, Dominique de Villepin se refuse à concéder la moindre ambition dans ce domaine même s'il reconnaît avoir "médité" la question.

Même si les chiraquiens placent de plus en plus d'espoirs en lui pour contrer Nicolas Sarkozy dans ses ambitions élyséennes, M. de Villepin ne peut avancer à visage découvert tant que Jacques Chirac n'aura pas dévoilé ses propres intentions pour 2007. Et sur ce point, le chef du gouvernement et le président de la République ont un intérêt commun à se découvrir le plus tard possible.

Aussi, ce qui pourrait apparaître comme une gêne pour le locataire de Matignon se transforme en protection au regard des attaques auxquelles il serait exposé s'il se déclarait bien avant l'échéance.

Il n'empêche, en adoptant la posture gaullienne de rassembleur, en tenant un discours pragmatique et en se démarquant du positionnement politique de Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin donne le sentiment de tisser sa toile de présidentiable.

Pour le député UMP Hervé Mariton, "personne dans la majorité n'a non plus intérêt" à ce que la campagne démarre trop tôt même si, dans le camp sarkozyste, le compte-à-rebours a déjà commencé.

Pour les deux leaders de la majorité, il est essentiel en tout cas dans l'immédiat de préserver l'impression d'unité, ce qu'une fois de plus ils ne devraient pas manquer de faire ce week-end à La Baule. "Les Français s'agacent de voir que les problèmes de fond puissent se réduire à des problèmes de personnes", observe encore Stéphane Rozès.

Sources : YAHOO

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : VILLEPIN ET LA PRESIDENTIELLE
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Vendredi 9 septembre 2005

Il est bien évident que nous mettrons sur ce blog tous les articles ayant trait aux présidentielles de Dominique de Villepin. Que ce soit en sa faveur ou en sa défaveur. Il faut savoir exactement ce qui lui est reproché ou ce qui joue en sa faveur. Et s'il fait des erreurs, il ne faut pas non plus se voiler la face et le dire. Ce n'est qu'un humain après tout, et nul n'est parfait. C'est en forgeant que l'on devient forgeron. Cependant Dominique de Villepin doit être conscient de ses faiblesses et c'est à ceux qui le soutiennent de dire où le bât blesse afin qu'il révise sa ou ses stratégies.

PRESIDENTIELLE 2007 : LES HANDICAPS DE VILLEPIN

par Jean-Marie Colombani

Le Premier ministre fait désormais figure de présidentiable, à la faveur d’une conjonction d’éléments favorables. Mais, face à Nicolas Sarkozy, il a deux longueurs de retard : il apparaît comme l’héritier de Chirac, et il a peu d’expérience dans cette course de longue haleine.

Ainsi, dans la France politique d’aujourd’hui, suffit-il d’une prestation publique jugée ­bonne pour devenir aussitôt « présidentiable ». Peut-être est-ce là le signe d’une impatience nationale, d’une aspiration au renouvellement, souvent évoquée, rarement accomplie – hormis l’élection de Giscard en 1974. C’est plus sûrement le signe d’une heureuse conjonction pour Dominique de Villepin.


Deux systèmes ont en effet un égal intérêt à propulser le Premier ministre sur la scène présidentielle : le système chiraquien, en premier lieu, qui à défaut de pouvoir compter sur une nouvelle et ultime candidature de Jacques Chirac à sa propre succession, en 2007 – en témoigne l’accident de santé du chef de l’Etat – cherche à enrayer le parcours de Nicolas Sarkozy ; en second lieu, le système médiatique qui a besoin d’un récit, d’une histoire, et dont le jeu consiste à scruter dans chaque personnage public le présidentiable qui sommeille, sur une scène où règne malheureusement le trop-plein – le surnombre a déjà contribué à un certain 21 avril 2002…

Espace au centre


Dans cette conjonction, encore fallait-il que Dominique de Villepin fasse bonne figure : c’est chose faite. Il n’a, il est vrai, eu aucune peine à faire oublier Jean-Pierre Raffarin, qui avait eu le tort de s’effacer d’entrée de jeu, en se définissant comme un simple chef d’état-major. Donc, Dominique de Villepin fait de la politique avec une incontestable habileté. Les annonces (pas moins de trente mesures) avaient pour but de montrer qu’il agit un peu selon la méthode Sarkozy, qu’il n’hésite pas à prendre les problèmes à bras-le-corps. Mais, globalement, elles ne font pas un plan de relance. Elles ressortent davantage d’un traitement cosmétique du « mal français » actuel et fleurent bon la course-poursuite avec le rival Sarkozy. Le récent glissement à droite du ministre de l’Intérieur avait d’ailleurs libéré un espace au centre pour le Premier ministre, que ce dernier n’a pas laissé passer en prônant une croissance « sociale ».

Lourd héritage


La difficulté, pour le Premier ministre, est que ce qui est fait n’est plus à faire : ayant opéré ce mouvement, il lui sera difficile de le répéter. Il ne pourra pas, tous les cent jours, annoncer un nouveau train de mesures, même si elles ne prennent effet qu’en 2007. Plus l’échéance va approcher, plus il lui sera difficile de concurrencer, par les actes, le programme du candidat Sarkozy. D’autant que ce dernier prône désormais une politique de « rupture ». Avec quoi diable faut-il rompre, sinon avec douze ans de chiraquisme ? En face, Villepin ne peut que se réclamer de la chiraquie, d’autant qu’il est toujours, au fond, en charge de la protection rapprochée du Président.


Autre handicap pour le Premier ministre : en France, la course présidentielle est un investissement long. Elle nécessite, au contraire des emballements médiatiques, une construction opiniâtre ; et les Français, hormis l’exception Giscard, n’ont accepté d’adouber leur Président qu’après que ce dernier eut plusieurs fois fléchi le genou devant eux. Bref, pas avant d’avoir pu tester une personnalité à travers telle ou telle épreuve. En bonne logique, Nicolas Sarkozy reste donc de loin, et pour l’heure, le mieux placé à droite.

Sources : CHALLENGES

Posté par Adriana Evangelizt

 
par Adriana EVANGELIZT publié dans : VILLEPIN ET LA PRESIDENTIELLE
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