Mercredi 14 septembre 2005
La réforme de l'ONU n'aura pas lieu... c'est ainsi que l'on aurait pu titrer... du vent, encore du vent, toujours du vent. Les pauvres n'ont qu'à continuer à l'être et les riches à faire pleuvoir les bombes où bon leur semblent... la priorité est donné à la lutte contre le terrorisme alors que ce sont les Etats-Unis qui le génèrent entre autres en s'ingérant dans des pays où ils n'ont rien à faire. Qu'entend-on par terrorisme ? Là est le hic... il est fort à craindre que les résistants luttant contre l'occupation de leurs territoires seront compris dans le lot. On voit très bien où l'on veut nous mener. Si vous soutenez les résistants, vous soutiendrez le terrorisme. Et vous serez donc coupables... Frères du Monde, la Liberté est en danger. Bientôt on n'aura tout juste le droit de trimer, de payer et de la boucler. Triste constat.
L'intermède présidentiel s'ouvre pour Dominique de Villepin
Dominique de Villepin a signé mercredi les premières mesures de son intermède présidentiel à New York en appelant le Conseil de sécurité de l'Onu à "se pencher à nouveau" sur la crise irakienne et à aller plus loin contre le terrorisme.
"Au nom du président de la République, Jacques Chirac, je suis heureux de porter devant vous le message de la France", a déclaré le chef du gouvernement au premier jour du sommet mondial de l'Onu.
Dominique de Villepin siégera jusqu'à jeudi aux Nations unies à la place du président, contraint au repos après un accident vasculaire, parmi quelque 150 chefs d'Etat et de gouvernement.
Une enceinte qu'il connaît pour avoir prononcé le 14 février 2003, alors qu'il était ministre des Affaires étrangères, un discours marquant appelant les Etats-Unis à stopper la marche de la guerre en Irak.
La page des tensions franco-américaines est officiellement tournée, et George W. Bush et Dominique de Villepin se sont chaleureusement serré la main à l'ouverture de la réunion des quinze membres du Conseil de sécurité.
Les divergences continuent toutefois d'affleurer sur le fond.
Avec "ses" mots, choisis et diplomates, Dominique de Villepin a en effet réaffirmé l'opposition de la France au recours unilatéral à la force et a plaidé pour une action collective, respectueuse du droit, face aux crises actuelles.
Ainsi a-t-il suggéré que le Conseil de sécurité se saisisse à nouveau de la question irakienne. Une série d'attentats meurtriers a frappé mercredi Bagdad et sa banlieue.
"EXEMPLARITE DES DEMOCRATIES"
"Tant de choses sont en jeu et d'abord l'unité du pays, la stabilité de la région, la sécurité collective", a souligné Dominique de Villepin, qui s'exprimait en 13e position.
Le Premier ministre français a souligné en outre la "force" de la coopération face au terrorisme.
"Nous devons aller plus loin, avec un principe : le plein respect de la règle de droit. Car l'exemplarité des démocraties est notre meilleur atout face aux terroristes", a-t-il estimé.
"La force, a-t-il poursuivi, ne viendra jamais seule à bout du terrorisme, car elle ne répond pas aux frustrations des peuples, elle ne s'attaque pas aux racines du mal".
"Ne nous y trompons pas : face a des menaces qui ignorent les frontières des Etats, il n'y aura de véritable sécurité que collective. Face à des identités blessées, l'exigence de respect et de justice n'est pas seulement un impératif politique, c'est une condition de paix", a-t-il dit d'un ton grave, avec des accents dignes de son intervention de 2003.
Dominique de Villepin devait également défendre lors de l'Assemblée générale le projet français de taxe sur les billets d'avion, afin de lutter contre la pauvreté et les pandémies.
Cette taxe, théoriquement de cinq à 25 euros selon les classes, servira à financer la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose. Pour l'heure, seuls la France, le Royaume-Uni et le Chili sont disposés à l'appliquer dès 2006.
Dominique de Villepin, qui déplorait en 2002 dans son livre "Le Cri de la gargouille" que "l'univers tourne sans" la France, devait aussi lancer un appel à la mobilisation contre la grippe aviaire, "une menace qui pèse sur nous tous".
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